Relic Hunters

Forum de Campagne
 
AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Récit subjectif de nos aventures

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
kinburi

avatar

Messages : 121
Date d'inscription : 27/08/2016

MessageSujet: Récit subjectif de nos aventures   Sam 17 Sep - 15:22

MISSION 1 : L'ARMURE SUR LES DOCKS

Lieu : New York
Coterie : Victor, Reiner Koenig, Vladimir
Mission : récupérer un set d’armure antique sur les quais du New Jersey

Jeudi 09 novembre 2006
Une fois la lettre au Prince cachetée et envoyée, je signale à Frank de préparer la voiture. Louis me regarde d’un air curieux, n’étant pas habitué à me voir si enthousiasmée. Je m'empresse de le rassurer : ma curiosité est teintée d'une saine dose de méfiance. Un dernier coup d'oeil au miroir, et je me mets en route pour le Plaza Athénée.

Vaugahn Everett, de lignée rare inconnue, ayant fui l’Europe pour une raison toute aussi inconnue, est arrivé en ville il y a peu, en secret, et aurait offert un artefact très puissant au Prince Deloraison. Il nous a rassemblé, moi et trois autres membres de la Famille, pour participer à différentes missions de récupération. Il dit représenter les intérêts d'une société de vampires anonyme puissante : la Société du Mont Everest.
Je fais donc la connaissance des "amis" dont parlait l'invitation.
Victor, un vampire à l'apparence plutôt banale, qui nous assure de ses compétences martiales;
Vladimir, l'un des deux seuls Tzimisces présentés et acceptés en ville. J'en sais peu sur lui, si ce n'est qu'il dit avoir ouvert une galerie d'art digne d'intérêt ;
Reiner Koenig, du Clan Giovanni, est un explorateur excentrique dont la réputation de linguiste ne semble pas exagérée.
Nous formons un groupe éclectique, et malgré les assurances de notre employeur, je peine à nous trouver des points communs.
Cela dit, la première mission dont nous sommes chargées est assez simple : il s'agit de "récupérer", par tous les moyens possibles, une armure antique actuellement stockée dans un container sur les quais du New Jersey.
Les détails du dossiers se trouvent consignés ICI.
Soyons honnête. Je n'ai aucune envie de crapahuter sur les docks, jumelles à la main, en espérant obtenir un vague aperçu de la sécurité extérieure. Je me propose donc pour faire un repérage des lieux un peu plus aérien. Mes collègues acceptent, et je leur envoie les détails de mon expédition quelques heures plus tard.
La sécurité étant entièrement humaine, il n'est pas besoin de mettre des gants. La solution la plus efficace est l'infiltration : nous convainquons Vladimir d'user de ses pouvoirs de modification corporelle pour prendre l'apparence du PDG d'Interpool le soir prochain. Il nous suffira alors de détourner un camion de livraison et de repartir avec le bien convoité.
Le plan est accepté, je donne quelques instructions à April pour qu'elle s'en occupe dans la journée. Il reste quelques heures à cette nuit.
Ce soir, c'est le grand soir, comme on dit. A 2h du matin, il y a peu de chance que mon audience soit grande. J'ajuste mon masque un brin nerveusement, alors que Louis me donne quelques conseils. Seigneur, la dernière fois que j'ai joué en public remonte à mon enfance humaine.
The Little Branch est un petit établissement situé dans les West Village et doté d'un imposant piano à queue. La clientèle y est suffisamment calme pour que je puisse entrer masquée dans le piano bar sans faire lever trop de sourcils. Frank m'attend dans la voiture, au volant, prêt à redémarrer rapidement. Lui aussi est masqué. Il n'a pas trop protesté, je crois que l'exercice l'amuse.
Je prends une inspiration dont je n'ai pas besoin, m'installe au piano, et commence à jouer.
D'ordinaire, le jazz est de mise pour ce genre de performance. Cela dit, je ne peux me résoudre à ânonner Peterson sans au moins une basse et une batterie en accompagnement. Cela ne se fait tout simplement pas. Il faut donc ruser.
Le pot pourri de classiques, de blues, de pop, de n'importe quoi qui me passe par la tête ferait sûrement hurler les puristes. Mais ce n'est pas un concours, ni même une démonstration.
Quand je m'arrête, quelques minutes plus tard à peine, me semble-t-il, je suis accueillie par une foule composée de mélomanes manifestement non-puristes. Quelque peu interloquée, je me lève. Les applaudissements ne faiblissent pas.
Je me dirige d'un pas rigide vers la sortie, à moitié terrifiée quand les clients mettent quelques secondes à me céder le passage. Frank a avancé la voiture juste devant la porte, et je m'y précipite avec soulagement.
Mon dieu, c'était une terrible erreur !


Vendredi 10 novembre 2006

Louis a ce petit sourire satisfait depuis hier. Il me demande si je compte rejouer du piano cette nuit. Pas ce soir, j'ai à faire avec certains membres de ma Famille. Il entend la majuscule et secoue la tête d'un air triste. Nous échangeons un regard, je regarde ma montre. J'ai une demi-heure devant moi.
Je retrouve mes collègues au Plaza Athénée. Vladimir s'est transformé en un homme à la quarantaine bien tassée et à l'allure autrement moins attrayante que celle choisie par le Tzimisce la veille. Il a d'ailleurs l'air assez agacé par cet état de fait. Je compatis. Il nous lance un dernier regard qui en dit long - à savoir que c'est lui qui prend le plus de risques, et je suis tout à fait d'accord; si nous retravaillons ensemble après cette mission, je saurai m'en souvenir, - et part remplir son rôle pendant que nous nous préparons à braquer un camion.
Cette opération se passe sans accroc. Je l'arrête en jouant la demoiselle en détresse, et à partir de là, mes collègues font le nécessaire... même si je dois réfréner les ardeurs de M. Koenig. Il n'y a absolument aucune raison de tuer ce pauvre chauffeur enfin. Nous nous sommes grimés exprès pour éviter ce genre d'excès.
Nous arrivons finalement sur les docks, sans plus de problèmes. Mais comme rien n'est jamais simple, évidemment, au moment de charger la caisse, nous nous apercevons que l'artefact n'est pas là. A la place, une note manuscrite :
un voleur a écrit:
Il semblerait que je vous ai précédés.
Mr Eagan
Que reste-t-il alors ? Nous partons en emmenant une caisse de marchandise au hasard, pour donner le change, ainsi que les bandes de vidéo surveillance des dernières 48 heures.
De retour au Plaza Athénée, nous examinons notre prise. Une caisse de marchandise comprenant :
- un anneau viking datant du 7è ou 8è siècle
- une chevalière de l'ordre des Templiers
- un bracelet égyptien Akhénaton
- une tête de Samorav russe du 16è siècle
- un fétiche Corinthien représentant une chouette
Il n'y a que le dernier objet qui m'intéresse. Mais la provenance m'inquiète quelque peu. Je ne voudrais pas m'attirer les foudres du clan Giovanni.
Au final, c'est Reiner qui se charge de mettre les objets en sécurité (et pas au fond de l'Hudson comme le suggérait Victor !) en attendant que l'on prenne une décision.
Le reste de la nuit est passée à visionner lesdites bandes et à se renseigner sur le sieur Eagan. Si le nom ne dit rien à mes contacts, Vladimir arrive en revanche à trouver le passage du voleur sur les entrepôts. Il s'agirait d'un homme habillé de noir, très laid, peut être un nosferatu. Affaire à suivre.

samedi 11 novembre
Ce qu'il faut retenir de cette nuit, c'est que Mitchell est un homme adorable, que je ne recontacterai plus jamais.

dimanche 12 novembre
Heureusement, mes collègues ont l'air d'avoir été plus productifs que moi la nuit précédente. Nous avons rendez vous en début de nuit. Victor et moi arrivons sensiblement au même moment, et je nous pensais les premiers, mais au bruit de vitre qui se casse, nous nous précipitons tous les deux vers le toit, où nous découvrons Vladimir, perplexe, et Reiner, qui semble perpétrer un rituel obscur nécessitant beaucoup de gesticulations.
Ou alors, il a perdu la tête.
Victor maîtrise notre pauvre nécromant avant qu'il ne se ridiculise davantage, ou qu'il ne blesse quelqu'un, et nous le veillons consciencieusement jusqu'à ce qu'il reprenne ses esprits.
Une fois que nous sommes tous réunis et attentifs, Victor, le plus naturellement du monde, ouvre son sac et sort l'armure dérobée. Nous le dévisageons quelques instants avant de le féliciter chaudement. Il semblerait que le voleur Mr Eagan ne soit autre que Ragnarok, un anarch. Etant de même affiliation politique, Victor a pu l'approcher et le convaincre de rendre l'armure pour éviter les ennuis. On dirait bien que cette mission s'est déroulée sans casse du début à la fin.
J'appelle M. Everett pour lui faire part de notre réussite, et je détecte une certaine surprise dans sa voix lorsqu'il nous donne rendez-vous le lendemain soir.
Cela veut dire que nous avons le reste de la nuit devant nous ! Alors que nous discutons de certains détails techniques (où garde-t-on l'armure, qui la gardera...) Vladimir nous quitte précipitamment. Qu'à cela ne tienne, Victor se propose pour rester dans la suite avec le bien.
Quant à moi, j'aimerais disposer de quelques heures de ma nuit. Avant que je ne m'absente, M. Koenig me charge d'une mission : lui trouver un meurtrier condamné. Il n'a pas de préférence concernant l'âge et le sexe de la personne. Soit. Je lui transmettrai mon prix plus tard.
Pour l'instant, j'appelle Jack. L'article que j'ai vu passer sur ce tueur en série me donne un mauvais pressentiment. Jack m'apprend qu'il y a eu trois victimes, dont une partie des organes ont été retrouvés dans la glacière mentionné par l'article. Il pense que c'est une affaire qui ne sera pas résolue. Nous verrons bien.
L'armure est en sécurité, entre Vladimir et Victor. J'envoie un message à Jessina, et nous passons quelques heures au Blue Key, à discuter musique et politique.
En fin de nuit, Viktor tient à me parler. Je le rejoins donc au Plaza. Il me révèle que l'armure est un artefact d'origine Tzimisce qui immunise son porteur contre la magie du sang. Et que Reiner nous aurait caché cette information, ce qui rend Victor méfiant à son égard. Il n'a pas tord.
Malheureusement, à moins que l'un d'entre nous n'ait l'intention de voler l'armure - et personne ne l'a - il n'y a plus grand chose à faire pour cette nuit. Je remercie Victor et nous allons tous nous coucher.

lundi 13 novembre 2006
Les Larmes d'Abel et de Caïn
La Dent de Lilith
Les Mèches d'Eve
La Poussière de Nod

Dieu que j'ai envie de croire au projet de Vaughan Everett. J'ai envie de croire que les intentions de la Société du Mont Everest sont bel et bien de mettre un terme au Jyhad. J'aimerais de tout coeur que cette chasse aux reliques vampiriques soit réellement teintée de "caïnisme".
Je montre mon enthousiasme, acceptant volontiers de faire partie de cette entreprise.
Quel dommage que ce ne soit probablement qu'une façade pour un projet autrement plus intéressé.
J'accroche la broche offert sur le revers de ma veste, j'emporte l'artefact donné en récompense de cette première mission. Il me semble de la plus haute importance de découvrir qui se cache derrière la Société du Mont Everest.


Dernière édition par kinburi le Ven 23 Déc - 14:13, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
kinburi

avatar

Messages : 121
Date d'inscription : 27/08/2016

MessageSujet: Re: Récit subjectif de nos aventures   Lun 26 Sep - 8:54

MISSION 2 : CÉDRIC PRESCOTT

Lieu : New York
Coterie : Victor, Reiner Koenig, Vladimir
Mission : récupérer Cédric Prescott

mardi 14 novembre
Puisque la police humaine ne peut rien pour moi, et que je vais être un peu occupée dans les jours à venir, je décide de porter l'affaire du Boucher de l'Hudson à l'attention de ce cher Phineas. Si quelqu'un peut déterminer la nature surnaturelle ou non de ces meurtres, c'est bien lui.


Je suis ravie de le voir. Au delà de la dette que je tente d'éponger, Phineas est quelqu'un de tout à fait remarquable. Dangereusement intelligent et observateur. J'aime le voir travailler. Il doit questionner mes motivations, mais peu importe, ça lui fait un puzzle de plus à résoudre.
Il est sceptique concernant l'affaire du Boucher. Pour l'instant, pas de piste surnaturelle, me dit-il. Mais contre une dette mineure, il accepte de jeter un oeil au dossier. J'acquiesce, lui souhaite une bonne nuit, et envoie Ella à Anatol pour régulariser l'échange.
En sortant de la morgue principale de Manhattan, je me retrouve avec un peu de temps libre devant moi. N'ayant que moyennement envie de m'acquitter de toutes les simagrées qu'un passage en Elyseum demanderait, je m'attèle à satisfaire la demande de Reiner. J'ai déjà le nom d'un condamné pour meurtre qui vient d'être libéré après avoir purgé sa peine. Un bref passage dans le Queens m'indique qu'il vit seul, et qu'il ne sera pas bien difficile de le faire disparaître. Bon, une dette mineure pour indiquer l'identité du bonhomme, une autre pour l'amener, ça me semble un bon prix. Je suis sûre qu'à ma place, Sergueï aurait tiré une dette majeure de l'affaire, mais pinailler sur les prix m'insupporte.  
Je rentre chez moi. Il me reste une bonne partie de la nuit, que je passe en compagnie de Louis. Nous discutons musique, évidemment. Il est particulièrement fier de la nouvelle étoile montante de son conservatoire, et de la récente et généreuse donation de Bruce - qui eut cru cet homme capable d'une telle générosité ? Des 1ères éditions de Mozart, Bach, Chopin, Schubert et j'en passe ! - et je lui fais part de mes dernières remarques concernant la politique vampirique. Il est ravi que je pousse les membres de ma Famille à écouter plus de Loussier. Mais la musicienne qu'il affectionne en ce moment se nomme Nina. Tiens donc.
Il m'adresse son sourire malicieux, et je me rends compte que j'ai fini d'écrire ma correspondance.



mercredi 15 novembre

Monsieur Everett nous accueille dans la suite du Plaza Athénée avec une nouvelle mission : celle de retrouver, de capturer et de lui ramener Cédric Prescott, baali de son état et occultiste renommé. Rien que ça. Il nous donne les détails sur la cible, et prend congé.
Nous en profitons pour discuter de la marche à suivre. Des trois options qui s'offrent à nous (le Limbolight, les symboles satanistes à différents endroits de Manhattan, les éventuelles protecteurs vampiriques de M. Prescott), l'enquête sur le terrain à propos des tags satanistes semble la plus direct et la moins risquée.
Mais avant que nous nous mettions au travail, M. Koenig tient à régler le problème des artefacts que nous avons volé au groupe Carson.
Le débat est quelque peu stérile. Reiner veut vendre ces artefacts. Victor veut les détruire. Je m'oppose violemment à cette dernière idée. Vladimir évoque, à juste titre, la potentielle dangerosité de ces objets. Reiner, dans un élan d'enthousiasme confiant, veut nous prouver qu'il n'y a rien à craindre et met à son doigt la chevalière d'origine vampirique. Alarmée, je lis immédiatement son aura, qui se teinte progressivement de noir.
Ne voulant pas me compromettre en touchant un artefact manifestement maléfique, j'avertis le Giovanni de la situation dans laquelle il s'est mis, soutenu par Vladimir qui a vu la même chose que moi et qui a, lui aussi, sagement décidé d'observer la suite des évènements de derrière le canapé.
Victor est plus terre à terre : il tranche la main de Reiner, et la chevalière avec, puis la jette dans le feu. Des ombres terrifiantes semblent s'échapper de l'artefact, qui finit par être totalement détruit. Nous nous regardons les uns les autres, et arrivons à la conclusion qu'il vaudrait mieux que je garde les objets en attendant de laisser les choses se décanter.


Une fois les artefacts mis en sécurité dans ma gallerie, Reiner et moi allons enquêter sur côté de Washington Heights. Je ne suis pas du tout dans mon élément, et le Giovanni non plus, mais lui a un peu plus bourlingué que moi et m'indique quels sont les symboles que nous recherchons. Parmi la multitude de graffitis inintéressants, nous repérons des tags bien plus soignés, aux caractères satanistes.
Notre surveillance est coupée au milieu de la nuit : Victor a attrapé un suspect, nous nous retrouvons tous à l'université de M. Koenig pour débriefer.
Le suspect en question est un vampire a priori non déclaré en ville, auteur des tags satanistes, qui répondait au nom d'X-Nab. Je dis "répondait", parce qu'il souffre actuellement d'un trou dans le torse et qu'il n'a pas l'air prêt à sortir de sa torpeur. En fouillant ses effets personnels, je tombe sur ses clés, sur lesquelles une petite application de psychométrie me révèle la façon d'entrer dans son refuge sécurisé. Cela dit, rien de plus.
La prochaine étape logique est de repérer ses goules, qui au bout de deux ou trois jours sans nouvelle de leur domitor, devraient commencer à s'agiter.
Je finis la nuit en m'occupant de cet affaire de meurtrier condamné pour Reiner. Au final, nous avons conclu le marché suivant : contre une dette mineure et une utilisation de sa bibliothèque pour un sujet personnel, je lui donne le dossier que j'ai sur le condamné repéré, et je l'accompagne pour lui faire profiter de mes talents d'augure.
Tout se passe sans grand soucis, et je peux rentrer chez moi satisfaite.

jeudi 16 novembre
En début de nuit, Phinéas m'appelle pour me confirmer ce que je craignais : l'affaire du Boucher de l'Hudson revêt bien un caractère surnaturel. Par conséquent, la préfecture reprend le dossier, et pour me remercier de leur avoir fait gagné du temps, il annule la dette mineure. Bon bah parfait ! J'ai toute confiance en le talent de Phineas à résoudre les affaires, et le préfet est un homme particulièrement consciencieux, qui ne laisserait jamais un dossier non-résolu.
Je passe le reste de la nuit à surveiller les allées et venues de divers taggeurs, sans grande conviction. Il est encore trop tôt pour remarquer des comportements relatifs à la panique d'une goule. Demain sera probablement plus fructueux.

Vendredi 17 novembre
Recevoir une lettre d'un Prince et d'un Primogène dans la même soirée, c'est assez peu commun. Je réponds aux deux tout en appelant Jack. Il y a du nouveau dans l'affaire du Boucher. Apparemment, le tueur aurait un contact dans la police, et une opération menée hier soir pour attraper un suspect s'est horriblement mal passée. Il y a plusieurs morts parmi les policiers, et Jack est très alarmé par la situation : son chef, qui a été tué dans l'action, aurait, tout en étant mort, volé des pièces essentielles de l'affaire (les organes ainsi qu'une pierre rouge mystérieuse qui était dans la glacière). Hé bien. Phinéas doit être ravi. Il faudra que je l'appelle pour avoir son avis. En tout cas, Jack ne pourra plus me tenir au courant. L'affaire a pris des proportions telles qu'elle a changé de direction. Je le remercie. Il me demande de lui expliquer ce qu'il s'est réellement passé. Je le rassure, je ne suis pas autant impliquée que ça, et je n'aurai probablement pas d'explication à lui fournir.
Jack est perspicace. Je me demande s'il va découvrir l'envers du décor tout seul, un jour.
En coterie diligente que nous sommes, mes collègues et moi-même retournons chercher des goules sabbat désamparées. Au bout de quelques heures, nous repérons un candidat valable. Un jeune homme basané qui, l'air inquiet, laisse des messages codés sur les tags signés d'X-Nab. Nous l'approchons à quatre, ce qui ne le rassure pas. Sentant que la situation allait dégénérer, je lui pose une question clé (où la planque de ton domitor) et je lis dans ses pensées pour avoir l'emplacement. A défaut d'une adresse, j'ai la vision d'une façade de maison qui correspond à ce qu'on peut trouver dans un quartier d'Harlem. Pas mal.
Victor maîtrise le bonhomme avec doigté, et Reiner se propose de tous rentrer dans son université pour l'interroger sereinement. Nous pourrions également en profiter pour décider de la distribution de la cargaison Carson. Je ramène lesdits objets après un détour par chez moi. Louis me fait remarquer au passage que même avec ma condition, il faudrait que je prenne le temps de vivre un peu. Il a peut-être raison. Mais pas ce soir.
L'université de M. Koenig est bien entretenue et probablement hantée. Il faudrait que je me renseigne sur ses relations avec Sigismund Burns... Conflit d'intérêt ou arrangement cordial ? Toujours est-il que nous voilà tous les 4, avec la goule, dans une salle en sous-sol, prêts à interroger l'individu. Selon Victor, ce sera facile : il dispose d'un artefact, une lanterne permettant de faire dire la vérité aux personnes la tenant. Intriguée, je le regarde refermer de force la main de la goule autour de l'anse de la lanterne. L'homme fait mine de coopérer. Puis, d'un geste violent, brise l'artefact contre le sol. Il rit, mais je suis plus inquiétée par l'expression de Victor. Celui-ci ne bouge pas pendant deux secondes, puis hurle de rage et arrache la tête du mallheureux dans un mouvement d'un force inouïe.
Je ne cherche pas plus loin et quelques instants plus tard, me voilà hors de l'université, à l'abri dans ma voiture qui démarre.
Retour à la case départ... ou presque. Je n'ai peut être pas une adresse, mais j'ai quand même quelques informations sur le quartier potentiel du repaire d'X-Nab, ainsi qu'une image bien précise de sa porte d'entrée. J'embarque Vladimir, qui a lui aussi fait preuve de sagesse en esquivant la colère du vampire frénétique, et nous allons patrouiller du côté d'Harlem, jusqu'à tomber, par coup de chance ou par intuition, devant la bonne adresse. Une lecture d'aura ne laisse plus la place au doute : cinq vampires et quelques humains se trouvent à l'intérieur, confirmant l'hypothèse d'une meute sabbat.
J'échange un regard avec Vladimir et nous entamons une discussion polie sur sa gallerie d'art que, vraiment, je devrais visiter, tandis que Frank nous emmène loin de ce quartier mal famé.  
En fin de nuit, je rentre chez moi. Et puis... décidément, c'est trop bête d'en rester là. Je m'installe conforteblement dans mon fauteuil, et je profite une fois de plus de la merveilleuse sensation que procure la projection astrale. Je survole New York, je longe Central Park, et je redescends dans Harlem. Je traverse la porte d'entrée, et je rencontre les occupants.
L'un d'entre eux, un nosferatu, joue à la rulette russe avec des humains. Il y a déjà deux cadavres à ses pieds. Mon dieu.
Malheureusement, mon inspection est coupée court : un individu qui appartient très probablement au clan Tzimisce me repère, et je me retrouve dans une facheuse situation. Malgré leur caractère complètement inhumain, c'est horriblement malpoli de pénétrer chez les gens sans leur permission.
"Je suis terriblement désolée de cette intrusion. Je vous présente toutes mes excuses."
Mes mots sont sincères, mais je ne prends pas le risque de vérifier leur effet. Je m'éclipse, reprends possession de mon corps, et vais me coucher, épuisée.

samedi 18 novembre
Louis a raison. Je suis éreintée, et j'ai bien besoin d'une nuit de repos.

dimanche 19 novembre
Le début de cette nuit est complètement gaché : je me retrouve embarquée dans la fête surprise de l'anniversaire de celui qui allait être mon calice. Quand j'arrive enfin à quitter les lieux, il est l'heure de mon rendez vous avec le Prince.
Mon entretien avec Jean dure longtemps, et ne se passe pas aussi bien que ce que j'avais espéré.
Il aborde le sujet de l'artefact qui a été détruit en ma présence, au Plaza Athénée. Apparemment, notre coterie s'est attiré les foudres d'anciens puissants affiliés au clan Lasombra, si je comprends bien les insinuations du Prince. Il tentera d'intercéder
en ma faveur, m'assure-t-il, mais ne peut pas m'épargner un entretien douloureux. J'en ai froid dans le dos, mais il n'y a pas grand chose que je puisse faire pour le moment.
Le sujet de discussion suivant est tout aussi délicat. Il s'inquiète de mes agissement à Harlem. Je tente de tourner autour du pot, puis de noyer le poisson en mentionnant le Boucher de l'Hudson puis Cédric Prescott, mais je ne réussis qu'à énerver un peu le Prince. J'avoue ma connaissance de la meute Sabbat. Il m'interdit de me mêler de leurs affaires. Bien mon Prince.


Dernière édition par kinburi le Mar 15 Nov - 12:45, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
kinburi

avatar

Messages : 121
Date d'inscription : 27/08/2016

MessageSujet: Re: Récit subjectif de nos aventures   Mar 4 Oct - 0:27

MISSION 2 : CÉDRIC PRESCOTT
suite

Lieu : New York
Coterie : Victor, Reiner Koenig, Vladimir
Mission : récupérer Cédric Prescott


lundi 20 novembre
Le Plaza Athénée étant compromis par l'incident d'il y a quelques jours, Mr Everett nous a communiqué une autre adresse qui servira de terrain neutre pour nos rendez-vous : 455 Central Park Ouest.


Nous n'avons pas le temps de nous extasier sur le luxe de cette demeure : Victor a un problème de fantôme. La goule à qui il a arraché la tête est revenue pour le hanter de façon active et malveillante. C'est un domaine qui dépasse largement mes compétences, et nous ne pouvons décemment pas continuer à travailler dans ces conditions. Je propose donc au groupe de laisser quelques jours à Victor pour que celui-ci règle le problème comme il l'entend.
Je souhaite bonne nuit à mes collègues, et je me rends à la morgue. Phineas est en pleine autopsie. Je l'assiste, le temps qu'il finisse, et engage la conversation sur l'affaire du Boucher. Je ne peux pas tirer grand chose de Phineas, si ce n'est qu'il confirme la piste Tzimisce, et que l'affaire sera réglée sous quelques jours. Tant mieux. Je le remercie, j'espère qu'il me tiendra informé du déroulement de l'affaire. Il doute encore de mes motivations dans l'histoire, ce qui commence à devenir vexant. Enfin, du moment que le tueur est arrêté, le reste n'est pas bien grave.
Après un petit coup de téléphone, je retrouve Jessina dans un lounge recommandé par M. Paige. La musique y est de très bonne qualité, sans pour autant nous empêcher de parler. Nous convenons d'un rendez vous demain soir entre moi et Dominique Conrad. Si j'en crois les bruits qui courent, il va probablement me parler de ce mystérieux échange entre son homologue anarch et le 3è juge aux affaires vampiriques. Jessina interrompt ma réflexion en me parlant d'une rumeur qui m'a entièrement échappé et qui me concerne directement : je serai en affaires avec M. de la Tour pour nuire au clan Tzimisce. J'ai du mal à contenir ma surprise, ce que mon amie remarque aussitôt. Je lui confirme donc que mon intérêt dans l'affaire du Boucher n'était pas une attaque sur les Démons de New York. Nous parlons un peu de Jean-Christophe - le pauvre, entre son influence sur le marché de l'art qui diminue à vue d'oeil et son ignorance des affaires de notre primogène, il ne passe pas un bon Novembre - et Jessina me fait promettre de lui révéler en avance la teneur de mon intervention à la soirée de Claudia Westen. J'acquiesce tout en m'abstenant de lui dire que je n'y suis pas encore invitée. En échange, elle s'emploira à combattre la rumeur entre moi et De la Tour.  
Quand je quitte Jessina, je dispose encore d'une bonne partie de ma nuit. Après quelques tergiversations, j'enfile mon masque, Frank fait de même, et nous allons au piano bar de l'hotel Carlyle. Comme la dernière fois, j'entre masquée, je ne parle à personne et me dirige vers le piano. Leur Steinway & Sons est une merveille.


Je ne sais pas combien de temps je joue, mais même à cette heure tardive, quand je reprends mes esprits, le café s'est rempli. Trop de sourire, trop de bruit. Je fuis l'établissement. Sur le chemin du retour, Frank m'apprend qu'un site internet dédié à ma recherche a été créé : "Où est Erika ?"
Il faudra que je choisisse des établissements un peu plus surprenant à l'avenir.

mardi 21 novembre
Louis connaît peu le monde de Broadway. Les comédies musicales ne sont pas de son temps, mais leur aspect grandiloquent l'interpelle. Le Fantôme de l'Opéra a fait l'objet d'une multitude d'adaptations plus ou moins heureuses. Je laisse Louis à la joie de sa découverte, et me rends au Vanitas.
Le Vanitas est peut être mon Elyseum préféré, après le Blue Key. Moins officiel que l'élyseum du Prince mais tout aussi luxueux dans les services proposés. Je peux généralement y chasser sans risquer de me retrouver embarquée dans une discussion politique. En sortant cependant, je fais approcher par Daniel Volikar. Il semblerait que mon association avec Reiner Koenig ne soit pas passée inaperçue, et il aimerait que je le renseigne sur les goûts du monsieur, dans l'optique de lui retourner un cadeau. J'accepte la requête de bonne grâce, cela ne devrait pas être trop difficile.
J'ai rendez vous à 1h au Beekman Tower Hotel avec Dominic Conrad. Tous les camaristes Brujahs sont réunis dans ce qui semble être un élyseum privé, à l'exception d'Ethan Paige. Dommage, j'aurais bien aimé échangé quelques mots avec lui.
Le Primogène me reçoit sur le balcon, m'offre un verre de Chateau Figeac. Comme je m'y attendais, il me propose de me pencher sur le présent que Nicolaï Bellic aurait offert à Sansom Bendjema. Il voudrait connaître la nature de ce présent et les termes de l'accord passé entre eux. De ce que je sais de Conrad, c'est un homme pragmatique. Aussi, je n'y vais pas par quatre chemins : trois dettes mineures pour ce service. Il acquiesce, nous nous serrons la main pour sceller l'accord.
En partant, Kaplan prend l'ascenceur avec moi. Par courtoisie professionnelle, il aimerait me prévenir que Victor a des ennuis. Ah tiens. Je remercie mon homologue et appelle Victor à la sortie du Beekman Tower. Celui-ci me dit que non, tout va bien. Etrange.
Je passe le reste de la nuit avec Frank. Nous discutons, nous faisons une partie de poker avec quelques unes de ses connaissances, je termine la nuit en lui offrant le verre qu'il attend depuis une semaine.

Mercredi 22 novembre
En attendant le rendez vous de ma coterie, à 19h30, je passe du temps avec April. Elle me narre les derniers ragots des goules, et je la félicite encore d'avoir découvert l'existence de la soirée de Claudia Westen. En partant, je laisse son verre sur la table.
La réunion de coterie est brève : Victor s'est débarrassé de son fantôme, et Reiner nous révèle avoir rendu les artefacts volés à la famille Rothstein pour qu'ils soient transférés au Prince de Los Angeles. J'encaisse la nouvelle sans broncher, contente à présent de ne pas avoir insisté plus que ça pour garder la statuette qui m'avait tapée dans l'oeil.
Nous revenons donc à l'affaire Prescott. Je dissuade mes collègues de poursuivre la meute sabbat. Trop risqué, trop incertain. Nous n'avons pas encore exploré le potentiel du Limbolight. Nous convenons donc de nous y rendre dans la nuit. Si Vladimir et Reiner ont la garde robe nécessaire pour entrer dans cet établissement gothique, Victor est une autre histoire. Et il ouvre de grands yeux quand nous soulevons le problème. Bien. Je sais ce que je dois faire.
Lucien est un vieux français raciste et conservateur au delà de toute commune mesure, mais c'est un tailleur hors pair, discret et rapide. Victor se fait prendre ses mesures, et Lucien nous informe qu'il lui faudra trois heures pour que le 1er costume soit prêt. Trois heures. C'est tout juste ce qu'il faut pour que mon collègue et moi nous lancions dans un débat enflammé sur la relation entre anarchs et camaristes, sur le bien fondé et les différences des deux systèmes politiques.

Lucien, propriétaire de La Grande Occasion

Vers 23h, alors que le costume de Victor est presque prêt, nous recevons un appel paniqué de Vlad qui coupe le soliloque révolutionnaire de mon compagnon. (Un système démocratique d'élection vampirique... vraiment ?) Notre collègue Tzimisce débite un flot de paroles à la limite de la cohérence, sur un Collecteur, la Chasse, une médaille... Bref, il a besoin d'aide et il aimerait rencontrer un Gangrel qui pourrait l'aider. Je peux l'introduire auprès de Floyd... mais Victor propose de le présenter à Léonard Witchwood. Rien que ça. Nous voilà en route vers le domaine Anarch.
Cela fait plusieurs années que je me suis installée à New York, et pourtant je n'avais jamais mis les pieds ici. Le barman, James, nous accueille et, surprise, il exécute un baise-main parfait pour me saluer. C'est donc aux côtés de Victor que je rencontre pour la seconde fois le primogène Gangrel et leader du mouvement anarch. Vlad arrive quelques minutes plus tard, l'air un peu débraillé. Il déballe alors son histoire. De ce que je peux comprendre, il s'est nourri sur un calice qui portait une médaille bien particulière, et ce faisant, se retrouve pris en chasse. Witchwood a l'air de savoir ce qu'il se trame, et Victor et moi nous éclipsons pour que le Tzimisce puisse conclure un accord qui l'arrangerait.
Ca tombe bien, il me reste tout juste le temps d'aller à l'Elyseum : Jean m'attend.
Je mets rapidement le Prince au courant du dernier rebondissement concernant la meute. Il prend note. Puis... je lui exprime mes doutes sur les activités de la meute. Je sais qu'il veut que je ne m'en approche pas. Mais j'ai vu l'un d'eux traiter des humains comme de simples jouets. J'ai beaucoup de mal à rationaliser son ordre.
Evidemment, Jean comprend tout de suite mon dilemne. Il me pose alors un ultimatum : soit je décide de laisse tomber, là, tout de suite, et je jure de ne plus jamais m'intéresser à ces individus ; soit je prends la responsabilité de l'éradication de la meute.
Je n'aime pas ça. Je manque d'éléments pour prendre une décision aussi extrême. Mais c'est probablement pour cela que Jean me confronte à cette épreuve. Au final, la question ne se pose même pas. J'accepte la mission d'éradication. Je souhaite simplement la mener anonymement pour le moment.
En quittant l'Elyseum, je reçois un message de Reiner qui nous met en garde : il ne faut pas aller au Limbolight, et nous devons tous nous voir demain soir. Tant mieux, je n'ai pas la tête à me fondre à une foule gothique. Je rentre chez moi.
April m'a laissé un message : apparemment, Phineas est arrivé à la conclusion qu'il y a deux tueurs à présent. Tiens donc. Bon, un Tzimisce étant manifestement impliqué, il faudra que je sonde mon collègue, ne serait-ce que pour m'assurer de son innocence.
Je passe le reste de la nuit avec Louis, qui me fait part de ses dernières impressions sur les comédies musicales. Il leur trouve un certain charme dans leur mise en scène, et aimerait assister à un spectacle un jour, mais musicalement parlant, il trouve que cela reste un poil limité, en tout cas dans l'échantillon auquel il a eu accès. N'étant pas plus spécialiste que lui, nous résolvons d'étendre un peu notre culture de Broadway avant de formuler un avis définitif.


Dernière édition par kinburi le Mar 22 Nov - 13:01, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
kinburi

avatar

Messages : 121
Date d'inscription : 27/08/2016

MessageSujet: Re: Récit subjectif de nos aventures   Ven 7 Oct - 10:52

MISSION 2 : CÉDRIC PRESCOTT
suite

Lieu : New York
Coterie : Victor, Reiner Koenig, Vladimir
Mission : récupérer Cédric Prescott


Jeudi 23 novembre
En début de nuit, nous nous retrouvons à l'Université de Columbia. Reiner a l'air agité, et à juste titre : lors de sa visite au Limbolight, la veille, il a fait connaissance d'un certain Mr Night, Lasombra de son état, qui n'a pas du tout apprécié que nous ayons détruit l'artefact créé par son antédiluvien.
Il me faut quelques minutes pour digérer la nouvelle. En temps normal, j'évite à tout prix de provoquer la destruction d'objets aussi historiques... Mais quand j'y repense, c'était probablement la bonne chose à faire sur le moment. Il en allait de la vie de Reiner après tout. Toujours est-il que nous avons un Lasombra puissant et sa meute sur le dos. Reiner a négocié sa vie contre l'assurance de son utilité, et je ne doute pas que nous allons devoir, nous aussi, réparer nos tords.
Le sujet revient sur Mr Prescott et comment le retrouver. Ah, j'aurais aimé plus de temps, plus d'informations. Mais je commence à en avoir assez de laisser passer les nuits sans plus avancer. J'informe donc mes collègues que j'ai trouvé un moyen de contacter Prescott, et que je reviendrai vers eux dans quelques nuits.
De retour chez moi, j'envoie Ella avec une missive pour le Baali. On verra bien ce que ça donne.
Il me reste presque toute la nuit, et ce n'est pas de trop : je commence une surveillance poussée de la meute d'Harlem et de leurs goules. Je repère cinq goules différentes, ainsi que quelques adresses auxquelles elles se rendent. Vu qu'il y a six membres dans la meute, et que nous avons tué l'une des goules, ce n'est pas impossible que chaque goule correspondent à un domitor différent.

vendredi 24 novembre
Le Vanitas est, encore une fois, mon lieu de prédilection quand j'ai besoin de me nourrir sans perdre de temps à chasser. Je laisse la jeune femme A+ à moitié inconsciente dans l'alcove, je salue le serveur qui me renvoit mon sourire, et je rentre chez moi pour répondre à la requête de Reiner. Il souhaite une description précise, écrite, de l'incident du Plaza Athénée. Je la lui rédige de bonne grâce, en espérant que ça lui sera utile.
J'ai rendez vous avec Vladimir. Il est plus que temps que je visite la gallerie dont il m'a tant parlé. Et il est aussi plus que temps que je tire cette affaire de Boucher au clair.
La gallerie en question est loin d'être dénuée d'intérêt, et je la revisiterai volontiers en d'autres circonstances. Malheureusement, il semblerait que mon allié soit plus qu'impliqué avec le Boucher. Avec une lecture d'aura réussie, ce n'est pas bien difficile de montrer au Tzimisce que je sais qu'il me cache quelque chose, et après l'avoir assuré que, travaillant ensemble auprès d'Everett, je suis de son côté, il me révèle les dessous de l'affaire. Le Boucher serait son sire, Piotr Krasovitch, non présenté en ville. Vladimir est pris entre son devoir envers son ancien et les règles instaurées par le Prince. Position peu enviable. Je l'avertis que la préfecture est sur la piste de son sire, et par extension la sienne aussi (il me confirme qu'il est bien le 2è tueur de l'affaire, mais m'assure qu'il n'a pas tué les victimes, il a simplement disposé de leurs corps pour mener les autorités à son sire). Phinéas est beaucoup trop perspicace pour ne pas avoir remarqué que ces cadavres-là ont été découpés par un droitier. Telle que je vois la situation, plusieurs choix s'offrent à lui : soit abandonner son sire en allant tout raconter à la préfecture, soit tuer son sire lui-même, soit sauver son sire. Dans tous les cas, il aura des problèmes avec Vaudert. Je pars en l'assurant de mon soutien quelle que soit sa décision.
En fin de nuit, nous recevons tous un appel de Reiner : il a été engagé par les Tremeres pour mener une opération dans Harlem, et voudrait que nous nous tenions à sa disposition pour intervenir si jamais il est en danger. Oh, mon ami. Je sais que vous avez partagé cette information dans un soucis de cohésion de groupe, mais ce quartier, c'est celui de la meute que je me suis engagée à détruire, et qui est aussi en affaire avec Prescott. Quelles sont les chances que le clan Tremere procède à une intervention, dans cet endroit-là, qui ne soit pas en rapport avec le Sabbat ou Prescott ? Je n'ai pas le choix, je dois venir, quel que soit votre souhait.

La sortie annuelle du clan Tremere risque de ne pas être très fructueuse...

samedi 25 novembre
Reiner est furieux. Je le soupçonne d'avoir frôlé la frénésie. Je le comprends, mais je préfère demander pardon plutôt que regretter de ne pas avoir été présent. Je tâcherai de me racheter plus tard auprès du Giovanni. Pour l'instant, nous avons une autre opération à mener. J'appelle Victor pour avoir son soutien, et nous nous rendons au refuge de Vladimir.
Celui-ci a décidé de passer à l'action et de tendre un piège à son sire. Maintenant que j'y repense, c'était probablement une erreur de faire ça chez lui. Mais d'après la description du bonhomme, il aurait été difficile de le faire venir ailleurs sans éveiller ses soupçons.
Victor et moi nous approchons du bâtiment peu après avoir vu Piotr entrer. Mais nous n'avons pas le temps de rejoindre notre compagnon. La discussion avec son sire s'est manifestement mal passée, et nous voilà avec deux Tzimisces en forme monstrueuse qui se battent dans la rue. Dammit. Bon, nous ne sommes pas équipées pour gérer un bris de mascarade aussi énorme. Autant rester sur le côté pour s'assurer que le sire ne s'enfuit pas.
Voir deux vampires s'envoyer des coups qui m'auraient probablement tranchée nette en deux est suffisamment impressionnant pour que je reste proche de Victor pendant le combat. Nous n'intervenons pas tout de suite. Après tout, pour le moment, c'est difficile de distinguer lequel est notre allié. Au bout de quelques secondes d'une violence extrême, l'un des monstres prend le dessus sur l'autre, l'éventrant presque complètement. On dirait bien que Vladimir ait gagné la lutte intergénérationnelle. Il va passer le reste de sa frénésie sur autre chose que nous ou son sire, et Victor et moi nous occupons de sécuriser ce dernier.
Vladimir reprend ses esprits, nous lui remettons Piotr, et lui souhaitons bon courage pour gérer les conséquences de cette histoire. Même si l'exécution aurait pu être plus propre, je pense qu'il a fait le bon choix, et son cas est tout à fait défendable face à la justice camariste.


Dernière édition par kinburi le Mar 15 Nov - 12:46, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
kinburi

avatar

Messages : 121
Date d'inscription : 27/08/2016

MessageSujet: Re: Récit subjectif de nos aventures   Ven 7 Oct - 13:04

MISSION 2 : CÉDRIC PRESCOTT
suite

Lieu : New York
Coterie : Victor, Reiner Koenig, Vladimir
Mission : récupérer Cédric Prescott

Dimanche 26 novembre
Je passe cette nuit relativement au calme, à chasser, discuter avec Louis, informer mes compagnons de coterie que j'ai reçu une réponse de Cédric Prescott, et concevoir avec Lucien les tenues pour Erika.
Les relations de notre coterie sont très inégales. Reiner est, à juste titre, toujours furieux. Je me suis en revanche rapprochée de Vladimir et de Victor. Vladimir, par la force des choses, et Victor parce que c'est un anarch convaincu et passionné, qui semble aimer le débat. Les message textuels sur téléphone ne constituent peut être pas la plate forme la plus conventionnelle, mais cela nous permet de converser facilement et de garder une trace de nos échanges.

Lundi 27 novembre
Décidément, moi qui voulais bien faire... Je n'ai pas la fibre d'une kidnappeuse. En jouant de malchance, j'y perds ma voiture, mes talons loubouttins, et beaucoup de sang. Pauvre Frank, je sais qu'il a agi à l'instinct, et qu'il m'a évité de passer par la case prison, mais tout de même, une telle violence n'était pas nécessaire. Il aurait pu y rester ! Enfin, sans voiture de toute façon, le voilà qui se retrouve au chômage technique pour deux nuits. Cela lui laissera le temps de se remettre.
Je suis dans un sale état. Je préviens Reiner que je vais trouver un autre arrangement pour les dix calices que Mr Night lui demande, et je passe un appel aux abattoirs de la ville.
"Monsieur Vassilievitch, j'ai besoin de vos services.
- Cela fait longtemps qu'on ne m'a pas appelé comme ça."
Remarque intéressante mais que je ne peux pas interpréter sans en savoir plus sur les politiques internes au clan Tzimisce. J'interrogerai Vlad sur le sujet. Je m'acquitte des 7000 dollars que celui-ci me réclame en amenant les poches de sang commandé à Féodor, je bois le sang immonde et je me soigne vite. Je suis presque en retard pour mon rendez-vous avec Samsom Bendjema.
Il me reçoit dans le Consulat de la Turquie, sur une terrasse en hauteur. Il y a six auras humaines dans le bâtiment, et une autre aura vampirique.
Nous discutons plusieurs heures. Il a l'air ravi de parler de musique orientale, et c'est un sujet que, malgré mes penchants mélomanes, je ne maîtrise pas. Entre deux explications sur le fonctionnement théorique de la musique "savante", nous échangeons nos points de vue politique par sous-entendus musicaux. Si tout cela reste très consensuel, l'expérience n'en est pas moins très agréable, et je quitte l'endroit dans la même bonne humeur divertie que l'émissaire.
Au final, je n'ai appris de Bendjema que ce qu'il m'a laissée voir : un homme traditionnaliste, respectueux, et content de son poste.
Maintenant que la prise de contact s'est bien passée, je vais laisser couler quelques jours avant de le recontacter pour un autre rendez vous.

Mardi 28 novembre
Je n'ai généralement pas de problème à traiter avec le clan Nosferatu. Leur laideur extérieure m'importe peu. Mais ce Geier est une horreur qui pratique la traite humaine de grande envergure. Et il est malpoli. Mon seul refuge intellectuel est de me dire que, par ses activités, il a à coeur de ne pas tuer les humains qu'il marchande, et qu'il évite peut être à ses clients des bris de mascarade et des comportements plus destructeurs encore. Cela dit, l'entretien téléphonique n'a rien de plaisant. Il me fait admettre mes tords et n'accepte de marchander qu'une fois que je lui ai passé de la pommade pour mes remarques sur sa personne lors de mon dernier passage à Moscou. Il demande 125 000 dollars pour dix calices en bonne santé. J'accepte, et appelle Reiner pour partager le coût. Je propose de payer 75 000 dollars, et lui 50 000. Un signe de bonne foi et de repentance que Reiner saura, je l'espère, apprécier.
Le reste de ma nuit est dédié, en grande partie, à la surveillance de la meute sabbat. Je me concentre sur les allées et venues de cinq goules que j'avais identifiées quelques jours plus tôt. Physiquement, je ne peux pas risquer un affrontement seule contre un vampire de cette meute. Mais leurs goules, par contre...
En fin de nuit, j'invite Vladimir chez moi. Nous parlons de son procès, des chefs d'accusation auxquels il doit faire face, et nous commençons à préparer sa défense. Mon prix est simple : je veux qu'il me parle du sabbat. Il était là avant la prise de la ville. Il peut donc me renseigner sur l'identité de la meute cible : la Malavida.


Dernière édition par kinburi le Mar 15 Nov - 12:46, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
kinburi

avatar

Messages : 121
Date d'inscription : 27/08/2016

MessageSujet: Re: Récit subjectif de nos aventures   Mer 12 Oct - 18:49

MISSION 2 : CÉDRIC PRESCOTT
fin

Lieu : New York
Coterie : Victor, Reiner Koenig, Vladimir
Mission : récupérer Cédric Prescott

Lieu : New York
Coterie : Victor, Reiner Koenig, Vladimir
Mission : Cédric Prescott (fin)

mercredi 29 novembre
Je ne vais pas m'attarder sur le manque flagrant de communication dont j'ai fait preuve lors de cette expédition. Je m'attendais à un simple kidnapping, mais la présence de Cécilia Parker lors de l'entretien avec Prescott m'a fait hésiter. Une erreur que je n'oublierai pas de sitôt.
Malgré notre approche désordonnée, Prescott a accepté de se livrer aux mains d'Everett. Etant désormais sa débitrice, je me suis sentie obligée, durant le trajet, de demander plusieurs fois confirmation de sa décision. Après tout, il se dirige vers une mort certaine. Mais le Baali a l'air plus intéressé par ma personne, pour une raison inexplicable. Il est perspicace au delà de toute commune mesure, et je me surprends à voir mon intérêt grandir. Avec lui, impossible de se réfugier dans l'anonymat.
Je manque d'instinct. Et le jugement de Prescott me fait réfléchir à la mission du Prince. C'est peut être ça que Jean voulait me faire comprendre. Parfois, on ne peut prendre une décision réfléchie. Agir en suivant son instinct vaut mieux que rester inactive. Prescott semble penser que la leçon est comprise, et nous finissons le trajet en écoutant du jazz.
Nous arrivons sur le domaine des Hamptons dont Everett m'a donné l'adresse vers 3h du matin. Nous sommes accueillis par un petit rassemblement de vampires, dont Everett. Prescott sort de la voiture sans entrave et provoque quelques émois. Un homme large d'épaules, l'air patibulaire, se précipite sur lui, pieu à la main.
"Ah mais c'est une manie !" a-t-il tout juste le temps de s'exclamer avant d'être pieuté net et emmené.
J'ai un petit pincement au coeur en le voyant partir. Everett m'approche, l'air assez impressionné, et me félicite pour avoir rempli la mission. Je lui demande juste quel sort il réserve à Prescott. Il me lance un regard qui en dit long, et me rappelle que son prisonnier est un infernaliste. Certes. Je ne devrais pas me laisser influencer. Je laisse le Baali à son triste sort, et rentre chez moi.

Le Taureau et sa délicatesse

jeudi 30 novembre
Erika est de sortie ce soir. J'ai besoin de me changer les idées. Frank et moi choisissons un petit piano bar dans le sud de Manhattan. Les minutes qui s'écoulent entre mon entrée dans l'établissement et mon accès au piano sont particulièrement déplaisantes, mais le masque me permet de prendre de la distance face aux curieux. Enfin, je peux jouer.
Le site doit avoir gagné en popularité. Quand je quitte le pauvre Mehlin & Son, je remarque deux vampires parmi l'auditoir : Ethan Paige et Jessina. Comme à mon habitude, je m'éclipse sans un mot dans la voiture de Frank, et celui-ci démarre. Quand nous nous sommes un peu éloignés, il me tend un note :

Daniel V a écrit:
Comme toujours, une prestation époustouflante. Nous devons nous rencontrer.

Allons bon. Des vampires commencent à s'intéresser à moi. Si je m'y prends bien, il y a moyen d'organiser des évènements intéressants. Mais plus tard, quand j'aurais fini les quelques affaires que j'ai en cours.

Nous avons tous rendez vous avec Everett à 1h du matin. Celui-ci nous remercie d'avoir mené à bien l'enlèvement de Prescott... mais nous annonce qu'il a malheureusement réussi à s'échapper. Déjà ? Cependant, Everett nous rassure : dans le temps que Prescott a passé entre les mains de son organisation, il a donné les éléments nécessaires à la recherche des Larmes Fraternelles. Everett doit effectuer quelques recherches supplémentaires, aussi nous allons disposer de quelques jours avant le prochain briefing. Tant mieux, j'ai beaucoup à faire.
En rentrant chez moi, j'ai une bonne surprise : April m'a laissé un message, elle et Frank sont désormais propriétaires de plusieurs entreprises qui augmentent considérablement nos revenus. J'ai comme l'impression que ce ne sera pas de trop.
J'occupe le reste de ma nuit calmement. Les prochaines nuits seront agités. Quelques évènements notables toutefois :
- la correspondance : outre les lettres que j'envoie, je reçois une missive de Cécilia Parker qui me demande de la voir demain soir pour un travail de courtière. Je soupire en envoyant Ella répondre par l'affirmative. Je suis débordée en ce moment, mais je ne peux pas me permettre de manquer cet entretien tout en sachant que Parker est impliquée avec Prescott.
- Je rejoins Victor à the Hour pour deux heures de débat enflammé. Et si nous ne sommes toujours pas d'accord sur la réalité du mouvement anarch, à la fin, Victor me raccompagne et entame une conversation toute autre : Dominique Conrad aurait offert un cadeau à l'émissaire assamite. Nous discutons un peu des rumeurs de la ville, ainsi que de notre employeur, avant de nous quitter en bons termes.
- En fin de nuit, Vladimir m'appelle pour me demander si la description d'un homme slave, aux cheveux courts, bruns et grisonnants, au regard bleu sévère, me dit quelque chose. Je l'informe que la description peut correspondre à plusieurs individus présentés en ville, dont Anatole Sanakel. Il a l'air circonspect, et me demande si le surnom de "Démiurge" me dit quelque chose. Je crois avoir entendu cela quelque part, mais au final dois avouer mon ignorance. Enfin, il me confie l'adresse du refuge de son défunt sire et m'encourage à la diffuser à la préfecture. Soit.

Vendredi 1er décembre
Je passe le début de soirée au Vanitas, au sortir de mon entretien avec Cécilia Parker. Finalement, rien à voir avec Prescott, du moins pas explicitement. Mais si je joue bien mes cartes, je pourrai profiter de cet établissement beaucoup plus régulièrement.
Je paye un calice, m'assure de ne plus sentir la moindre faim, puis prend congé de mes différents interlocuteurs.
Je passe par chez moi pour changer de tenue et prendre l'équipement nécessaire.
Une fois devant l'immeuble, le manège de Frank est impeccable, et je me retrouve bientôt dans l'appartement de ma cible, Opium en main, à attendre son retour. Pendant les quelques heures de patience imposée, je réfléchis.
Je n'aime pas tuer. Je ne parle pas de meurtres accidentels - en tant que vampire, les accidents arrivent certes, mais il est de notre devoir de tout faire pour les limiter. En l'occurrence, je vais exécuter une personne intentionnellement, par devoir. La première d'une longue série. L'acte ne me pose pas de problème de conscience, il est nécessaire. Mais, et c'est peut être mieux comme ça, je ne tue pas de gaieté de coeur.
La femme, la goule, rentre chez elle. J'attends qu'elle passe devant moi, et le reste est simple. Je la laisse, morte, sur le sol de son appartement. Je fouille les lieux, et repart avec son téléphone, 20 000 dollars, et un ordinateur portable. Je vide dans les toilettes la terre contenue dans les deux jarres qui me confirment que c'était la goule du Comptable. Puis je pars, en appelant Damian pour qu'il s'occupe de nettoyer la scène de crime. Avec un peu de chance, la disparition sans trace de cette goule me donnera un peu de temps pour en éliminer d'autres avant que l'alerte ne soit donnée.


Dernière édition par kinburi le Mar 15 Nov - 12:47, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
kinburi

avatar

Messages : 121
Date d'inscription : 27/08/2016

MessageSujet: Re: Récit subjectif de nos aventures   Mar 18 Oct - 20:32

INTERLUDE : LA MALAVIDA

Lieu : New York
Coterie : Victor, Reiner Koenig, Vladimir

samedi 2 décembre
Ce soir, je teste une théorie. Cela fait quelque semaines que je remarque plusieurs cas de figures où je passe littéralement inaperçue. Même si je sais me faire discrète, n'attirer le regard d'absolument personne reste impossible... à moins qu'il n'y ait une discipline vampirique à l'oeuvre. Je me rends donc à Central Park, afin d'expérimenter quelque peu par une chasse plus active. Vu les activités que je prévois dans les jours à venir, ça ne peut pas me faire de mal.
Je rentre trois heures plus tard, repue mais sale et peu fière : ce pauvre trader aura probablement besoin de thérapie pour se remettre de sa mésaventure. Quant au sdf... disons que je préfère, de loin, les calices du Vanitas.  
Après avoir changé de vêtements, je me remets en chasse, avec un autre objectif : éliminer un autre serviteur de la meute.
Cela prend du temps. Plusieurs heures d'attente à son domicile, tout sens en alerte, pour confirmer que l'homme ne sera pas accompagné. Ce vieux comédien tout droit sorti du 19è siècle me fait un peu penser à Reiner, par son style. Je n'ai pas pu identifier son domitor. Il vit dans un théâtre, et si je connais mes classiques, je sais comment l'attirer là où je veux. Je laisse une corde sur la scène. A 3h du matin, il rentre, et repère tout de suite l'anomalie. Il monte sur scène pour rectifier la chose, et j'en profite pour passer dans son dos, mettre une corde à son cou, et tirer suffisamment fort pour le soulever. Il s'étrangle lentement. Quand il ne bouge plus, je le descend, et m'assure de son décès. Je prends son portable et son portefeuille avant d'appeler Damian. Je quitte les lieux sans perdre mon temps à fouiller. L'endroit est trop grand. J'ai soif, et je je n'aurai pas le temps cette nuit de faire autre chose que passer au Vanitas pour m'assurer d'avoir des réserves pour la nuit d'après.

Dimanche 3 décembre
L'émissaire assamite est particulièrement occupé cette semaine et propose de fixer notre prochain rendez vous dans six jours. Soit, ça me laisse le temps de voir venir.
Je comptais continuer sur ma lancée, et éliminer une 3è goule... mais je suis distraite, ce soir. Probablement l'épuisement : je n'arrive pas à voir les auras. Sans back-up, je ne peux pas tenter une approche à l'aveugle. Je rentre chez moi, je me change, et passe la nuit au Blue Key, à me détendre en compagnie de vampires qui savent apprécier la musique sans parlotte inutile.

Lundi 4 décembre
Il me reste encore trois noms sur ma liste de goules. Cela devient dangereux, mais avec un peu de chance, j'ai encore de l'avance sur les réactions de la meute. Entre les trois cibles, je choisis celle qui a l'air la moins dangereuse : le sdf afro américain. Au moins, je sais qu'il ne sera pas entouré d'un gang.
Je suis prudente : une fois l'avoir repéré, je passe plusieurs heures à le suivre pour m'assurer qu'il est bien seul et n'a pas changé sa routine. Il va voir ses dealers habituels, fait ses rondes comme les autres nuits. Enfin, l'occasion se présente : il est seul dans un parc, assis sur un banc. Il fume. Je resserre la main sur Opium, et par acquis de conscience, regarde les environs à la recherche d'éventuels témoins invisibles. Je dois faire un effort pour ne pas sursauter en voyant Korbain, terré dans le parc, le main crispé sur un pieu. Il me tend un piège, donc. Mais seul.
Il ne semble pas m'avoir repéré. Je m'éloigne, et appelle Victor, espérant le convaincre de venir en back-up. Mais il ne répond pas. Flûte.
Bon, pas vraiment le temps de tergiverser. Je rentre vite chez moi pour récupérer la Berceuse, et Frank et moi retournons sur la scène du guet-apens. Korbein et sa goule n'ont pas bougé, ni n'ont été rejoints par qui que ce soit. Plus question de reculer.
J'avance alors que la musique d'Arikel emplit l'air froid de la nuit. Le regard de Korbein passe d'alerte à reposé, en même temps que celui de sa goule, et je sais que j'ai gagné.
Je m'occupe de la goule, d'abord. Je ne veux pas prendre de risque en titillant le lien de sang qui l'unit à son domitor. Puis j'enfonce un pieu, violemment, dans le torse du nosferatu. Il sort de la transe, mais ne peut rien faire d'autre que me fixer d'un regard furieux. J'abaisse ses paupières, referme la Berceuse. Frank m'aide à charger le corps du vampire dans mon coffre, et je sais que Damian s'occupera très bien du corps que je laisse dans le parc.
Un de moins, plus que cinq.

Mardi 5 décembre
La faim tiraille ma bête comme jamais elle ne l'a fait depuis mon étreinte. C'est tout juste si j'arrive à la contrôler en me réveillant. J'envoie April acheter du sang pour que je puisse sortir sans crainte de faire un massacre, puis passe le reste de la nuit à me rassasier.


Dernière édition par kinburi le Mar 15 Nov - 12:48, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
kinburi

avatar

Messages : 121
Date d'inscription : 27/08/2016

MessageSujet: Re: Récit subjectif de nos aventures   Dim 6 Nov - 13:09

INTERLUDE : LA MALAVIDA
suite

Lieu : New York
Coterie : Victor, Reiner Koenig, Vladimir

mercredi 6 décembre
La Malavida commence à s’inquiéter. Plusieurs messages s’affichent sur le téléphone de Korbein :

« Cher ami, êtes-vous en vie ? Si vous le pouvez, contactez-nous au plus vite. »

« Mec, t’es où ? Déserte pas, ça chauffe par ici. »

« Ce n’est pas le moment pour une de tes plaisanteries stupides. Rentre. »

Respectivement Le Comptable, X-Nab, et la Ductus, très probablement. Il va falloir que j’accélère la cadence, pour ne pas les laisser respirer ou s’organiser. Après le rendez-vous d’Everett, ce soir, ma cible est le jeune homme basané.

Vaughan Everett nous reçoit tous en début de nuit pour nous briefer sur les détails de cette deuxième mission.
Mission 2
Je feuillette l’épais dossier tout en l’écoutant. Le jeu en vaut largement la chandelle, rien que pour le privilège d'assister à l'étreinte de l'infant de Luigi Giovanni. La question du cadeau est problématique, mais j'ai une idée en tête. Si, bien sûr, nous décidons d'aller à cette soirée. Après tout, nous pourrions tout aussi bien passer par les souterrains pour nous emparer des Larmes Fraternelles. Ce serait dommage, certes, mais peut être également plus prudent. Après avoir répondu à quelques questions concernant la liste des invités et le support logistique, Everett nous enjoint à ne pas nous engager sur le long terme, et à finir nos affaires vampiriques avant notre départ le 25 décembre. Cela me laisse peu de temps.

Si je n'ai pas à me soucier de l'assamite, c'est toujours un danger de moins. Avant de quitter les lieux, j'en touche deux mots à Reiner. Ayant gardé des effets personnels du vampire, le nécromant peut lui jeter une malédiction très efficace, mais il lui faut une quantité énorme de sang pour mener le rituel. L'équivalent d'un humain presque entier. Cela dit, il est prêt à le faire. Nous convenons d'un rendez vous à l'Université plus tard dans la nuit, où je lui apporterai les calices nécessaires.
Trois calices, et deux poches de sang achetées à Amy Lance me paraissent raisonnables. Cela permettra d'épargner la vie des humains tout en les renvoyant conscients chez eux dans la nuit, la mémoire modifiée. Je m'y attèle et trois heures plus tard je peux repartir de l'université après y avoir déposé les trois calices nécessaires. Si le rituel se passe bien, X-Nab devrait subir une mise en torpeur par décomposition d'ici deux nuits. Un sort peu enviable, mais qui devrait m'aider considérablement à affaiblir la meute. Reiner m'aide sans contrepartie immédiate ou même négociée, et je suis contente de voir qu'il a mis derrière lui l'incident tremere.

En parlant de cela, j'ai à faire. J'envoie Ella vers Haskill pour prendre rendez vous avec le Prince, puis je me mets en chasse de la goule cible.
Je repère le jeune homme assez facilement. Il n'a pas bougé de quartier et vaque à ses occupations habituelles. Je procède prudemment, échaudée par ma rencontre fructueuse avec Korbein la veille. La filature est facilitée par ma discipline naissante. Ma sire rirait probablement de voir que je développe plus facilement une discipline pour ne pas me faire voir que la Présence traditionnelle à notre clan. Pas d'aura vampirique en vue. J'attends que l'individu tourne dans une ruelle, j'envoie Frank lui barrer la route de l'autre côté avec la voiture, et je le suis. Il me repère juste avant que je ne puisse l'atteindre. Avec une agilité surprenante, il tente de s'enfuir en grimpant la façade d'une habitations. L'escalade n'est certes pas mon fort, mais j'ai mon taser en main, et je suis plus rapide. En quelques secondes, il est à terre, à moitié conscient, le corps secoué de tremblements. Je sors Opium, et lui enfonce dans la gorge pour l'achever. Une douleur me foudroie alors l'omoplate : X-Nab m'a repérée, et vient de me décocher une flèche en plein cœur. Je serre les dents et termine d'enfoncer complètement ma lame dans la trachée de la goule, ce qui laisse le temps à l'assamite de décocher une deuxième flèche. Celle-là aurait dû me pieuter complètement. J'ai une pensée reconnaissante pour Everett (son artefact vient très probablement de me sauver la vie) et je simule ma chute, puis reste parfaitement immobile pour attirer le sabbat. Je suis dans une position délicate. Pour endormir sa suspicion, j'ai dû lâcher Opium qui se trouve coincée dans le corps de la goule.
J'attends.
Des bruits de pas, légers, se rapprochent. Je vois la main d'X-Nab vérifier le pouls du jeune homme qui se vide de son sang. Je resserre la main autour d'un pieu, et profite de ma célérité pour l'attaquer par derrière, comptant sur l'effet de surprise.
Il se retourne au dernier instant et fait un bond en arrière. Flûte. Je n'ai le droit qu'à un autre coup, il commence déjà à disparaître devant moi. Je vise son coeur... mais il est déjà parti.
La bonne nouvelle, c'est qu'il semble avoir eu peur de moi, et que j'ai tué une goule de plus. La mauvaise, c'est qu'il a vu mon visage, que sa meute va être en état d'alerte maximum, et que je suis affamée. J'arrive à me contrôler suffisamment pour ne pas vider ce qui reste du sang de la goule à terre. La dernière chose dont j'ai besoin, c'est d'un lien de sang naissant. Je pense déjà suffisamment à ces sabbats.
Je rejoins Frank, me change rapidement dans la voiture, et pars chasser pour le reste de la nuit qui, avouons-le, devient confuse après quelques premières gorgées sur un calice très éméché.



jeudi 7 décembre
Les souvenirs reviennent avec le réveil. Grand Dieu, j'ai tué un calice. Et je l'ai amené chez Reiner pour le ressusciter. Je prends quelques moments pour encaisser tout ça, puis je relativise. Au final, la casse est minime, et j'ai accentué la pression mise sur la meute. Les prochaines nuits vont être décisives, mais je ne dois pas non plus me précipiter. Gardons la tête sur les épaules, au littéral comme au figuré.
Malgré l'accident malheureux de la veille, la faim titille encore ma bête. Je préfère ne pas tenter le diable, et me rends au Vanitas, où je commence à être connue du serveur principal. Cette fois, je n'ai même pas besoin de préciser mes préférences. Il m'envoie un calice éduqué, mélomane à ses heures, et après un quart d'heure de conversation agréable, je pars repue.
Je voudrais continuer mon attaque de la meute... Mais Frank, briefé par April très certainement, me rappelle que mes rendez-vous s'enchaînent cette nuit. D'abord Reiner, qui voudrait quelques explications concernant le cadavre que j'ai laissé chez lui la veille, puis le Prince, puis l’Émissaire assamite. Rien que ça.
Le vrai mystère de l'université de M. Koenig, c'est comment diable elle a pu garder son standing alors qu'elle est très certainement hanté, compte tenu du propriétaire des lieux. Le Giovanni m'accueille dans son salon, et la discussion que nous avons est sérieuse, mais pas désagréable. Je lui confie mon objectif d'éradication de la Malavida. Après tout, si nous devons risquer nos vies ensemble au service de la Société du Mont Everest, pourquoi pas ne le faire également dans nos affaires privées ? Je ne peux m'empêcher de penser que cela va à l'encontre complète des recommandations de Cédric Prescott. Mais les suivre n'aurait pas été faisable à long terme. De façon très appréciable, Reiner ne marchande pas son aide. Néanmoins, il voudrait connaître mes véritables raisons. Je lui révèle donc une partie de ma voie en expliquant la nature destructrice de la meute. Il n'a pas l'air convaincu. J'imagine que mes actions doivent lui paraître trop "altruistes" pour être crédible. Plus tard, peut être, je lui mentionnerai que c'est également une mission du Prince.

En parlant de Jean, je me rends directement à l'Elyseum en sortant de chez mon ami nécromant. L'entrevue est brève. Je l'informe des conclusions de la mission Prescott et des objectifs de la suivante. Son ampleur lui fait lever les sourcils et me souhaiter bonne chance. Un sourire, quelques non-dits, et je prends congé pour aller à mon prochain rendez-vous.
Initialement, mon approche de l'émissaire était motivée par la mission du primogène Brujah. Mais je me surprends à apprécier sa présence, son érudition, sa mélomanie exotique. Mon enthousiasme n'est pas feint. Après quelques heures à discuter, écouter de la musique, apprécier un thé qui, miraculeusement, n'a pas le goût de cendres, j'atteins le point de non-retour : en quelques phrases, je brise les murs imposés par la Camarilla, et conclus avec l'assamite un accord qui me vaudra au mieux l'exil de New York s'il venait à se savoir. Mais le jeu en vaut la chandelle.


vendredi 8 décembre
Décidément, ces "nuits critiques" pour la chasse de la meute ne se passent pas comme prévu. Entre la veille, coincée par des rendez-vous certes indispensables mais chronophages, et ce soir, où malgré tous mes efforts je ne perçois pas la moindre aura, je laisse un peu trop d'avance à la Malavida. Enfin, tant pis. Je ne vais pas me jeter aveugle dans la gueule du loup.
C'est l'occasion de me reposer, prendre un peu de recul, et mettre le masque d'Erika le temps de quelques heures.

samedi 9 décembre
Ce soir également, je suis aveugle. J'aurais dû suivre les conseils de Louis et continuer de travailler sur cette partition particulièrement difficile. C'aurait été plus productif.
Pour ne pas rester inactive cependant, je passe un peu de temps pour identifier et localiser un meurtrier condamné du nom de Todd Walsh, Reiner m'ayant appris que son rituel n'avait pas été couronné de succès. Je ne pense pas m'être trompée, mais le Giovanni est serviable et un geste envers lui ne sera que bénéfique pour notre coterie.
En parlant du nécromant, il m'appelle pour me voir immédiatement. Une urgence.
Arrivant chez lui, j'apprécie pour une fois son franc-parler, lorsqu'il m'annonce sans détour qu'il a intercepté un contrat d'assassinat sur ma tête.


Dernière édition par kinburi le Mar 15 Nov - 12:48, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
kinburi

avatar

Messages : 121
Date d'inscription : 27/08/2016

MessageSujet: Re: Récit subjectif de nos aventures   Lun 14 Nov - 18:35

INTERLUDE : LA MALAVIDA
suite

dimanche 10 décembre
Au milieu de toute cette entreprise sabbat, avec en plus un contrat d'assassinat sur ma tête, le procès de Vladimir arrive presque comme un évènement secondaire. Je fais mon travail, tâchant de rester concentrée. Le réquisitoire de la prosécution est convainquant mais prévisible. Arnaud Vaudert invoque l'organisation du monde vampirique dans son ensemble et le laxisme destructeur de certains princes, et finit par demander une sentence sévère, non pas pour persécuter le clan Tzimisce, mais bien pour le protéger d'autres répercussions. J'enchaîne ma défense en exposant les contradictions au sein même des Traditions, j'exculpe Vladimir du meurtre de son sire (corps non-retrouvé, aucune preuve), je rappelle que la Loi du Talion est toujours de mise dans notre société, et qu'en arrêtant son sire, Vladimir l'a empêché de nuire davantage à la ville de New York.
Les trois juges ne se retirent qu'une demi-heure pour délibérer, puis la sentence tombe :
Pour avoir violé la Deuxième Tradition, le Tzimisce est condamné à boire par deux fois le sang du Prince. Jean se lève alors, et demande à ce que ce lien de sang soit transféré à son Préfet.
Pour avoir brisé la Mascarade, Vladimir a le choix entre céder ses goules, ou son domaine, pendant un an à Jean-Christophe de la Tour. Hé bien. Mon camarade de clan a l'art de sauter sur les opportunités avantageuses quand elles se présentent à lui. C'est une belle revanche pour lui, dont le domaine d'influence souffrait de l'interférence tzimisce.
Somme toute, Vlad s'en tire plutôt bien. La sentence est légère, comparée à ce qu'elle aurait pu, ou dû être dans toute autre ville camariste.

Le procès n'aura pas duré longtemps. En milieu de nuit, Vlad sort de l'Elyseum en homme libre. Nous nous rendons chez Reiner : je ne veux pas laisser traîner cette affaire d'assassinat. Mon ami nécromant me révèle qu'il a eu vent de l'affaire en concluant un accord avec le propriétaire d'un crématorium non loin de chez lui. Il n'y a vraiment que lui pour provoquer ce genre de coïncidence. Toujours est-il que ça m'arrange. Et j'en dois une à Reiner. Il aurait pu ignorer la commande, la faire suivre et me laisser me débrouiller. Mais pour quelqu'un d'aussi visiblement indépendant de son clan, il a à cœur de maintenir une certaine cohésion de coterie.
Je ne veux pas perdre de temps en tergiversations inutiles. La piste remonte au crématorium. Donc nous devons y aller. Certes, il y a un risque d'aller violer le domaine d'un vampire présenté, mais il est mince. Je suis prête à le prendre, étant donné les enjeux.
Sitôt dit, sitôt fait, nous voilà tous les trois devant le repère du vampire inconnu. Une lecture d'aura réussi nous révèle qu'il est en sous-sols, et accompagné de trois mortels. Reiner et Vladimir sont d'accord pour rentrer par la porte principale tandis que je m'engouffre par la sortie de secours pour lui bloquer l'issue.
Je n'ai pas de ligne de vue sur les actions de mes deux associées. Mais les bruits de violence et l'aura de mortel qui s'éteint m'en dit assez. Cela attire également l'attention du vampire, dont l'aura anxieuse semble disparaître, et m'aurait échappé sans un effort supplémentaire de concentration. Un adepte de l'occultation, donc. Je le vois arriver dans le couloir principal du bâtiment. C'est un être humanoïde, à la peau noire, aux vêtements en lambeaux. Il bouge comme un prédateur, mais ne semble pas m'avoir repéré. De longues griffes poussent le long de ses doigts, et je resserre la main sur le pommeau d'Opium pour lutter contre la peur instinctive qui m'envahit. Il se dirige droit vers mes alliés qui ne l'ont pas remarqué.


J'active ma célérité. Bon dieu, il va frapper Vladimir dans le dos ! Je hurle pour que le Tzimisce puisse au moins esquiver. Le coup qui aurait dû être fatal ne fait qu'éventrer sa cible. Je ne laisse pas à l'assassin le temps de placer un deuxième coup, et plante la pointe d'Opium dans sa chair en priant pour que cela soit suffisant. Il me lance un regard surpris, puis s'effondre. Il ne reste plus que deux goules extrêmement motivées et armées. L'une d'elles tire au shotgun. J'ai mal, mais pas le choix : je la tue en enfonçant Opium dans sa cage thoracique, mais par un phénomène que je n'explique pas, l'humaine prend feu en rendant son dernier souffle. Les flammes mortelles se propagent à mon corps, et réveille ma bête qui prend complètement le dessus. Je fuis.
Je reprends mes esprits sous la voiture de Franck, terrée comme un animal terrifié. Un peu désorientée, je me relève... avant de retomber par terre lourdement. Je suis brûlée au dernier degrée sur une grande partie du corps, et je ne parler même pas des dégâts par balle. J'espère que mes compagnons s'en sont sortis mieux que moi. Franck est d'une aide inestimable, pour m'installer sur les fauteuils de sa voiture, et pour récupérer le corps de Rakanishu. Mission réussie... Je suis affamée, et vide de son sang le corps du Gangrel, mais je me contrôle suffisamment pour ne pas le diabler dans la foulée.
On rentre à la maison.

lundi 11 décembre
J'envoie Frank amener le corps du Sabbat au Consulat de Turquie, je demande à April de m'amener le plus de sang possible, entre des escortes et des poches achetées à Amy Lance, et je passe le reste de la nuit à récupérer pendant que Louis tente de me distraire de cette douleur lancinante.

mardi 12 décembre
Cela m'aura coûté beaucoup de sang, mais je suis déjà plus présentable. Pour remercier Franck et Alice d'avoir veillé sur moi et d'avoir été efficaces à tous les niveaux, j'avance quelque peu le rendez-vous hebdomadaire et leur donne à chacun un verre de sang bien rempli.
Ce qui me laisse, encore, affamée. Je consacre une bonne partie de ce début de nuit à me restaurer. Qaund je me sens requinquée, je me rends au refuge de la meute. Affaiblis comme ils sont, cela m'étonnerait qu'ils y soient encore, mais en partant ils ont probablement laissés quelques indices.
Sur place, je constate qu'ils n'ont rien laissé d'autres que des impressions psychiques. Je récolte plusieurs visions, connectés à des pièces différentes, et qui doivent correspondre à plusieurs membres de la meute :
- le primogène gangrel portant une fédora
- Cécilia Parker discutant avec Suarez
- une main brûlée frappe avec insistance sur une porte en métal avec une oeillère
- la vision horrible de ma propre décomposition... probablement les effets du rituel de Reiner sur X-Nab.

Les pistes sont maigres... je me vois mal aller questionner Léonard Witchwood, retrouver la porte avec aussi peu d'informations, ou même voler dans les plumes de Cécilia Parker. Pas tant que je n'aurai pas épuisé toutes les autres pistes. Il me reste l'identité d'une goule hispanique. Je n'ai ni les ressources ni les connaissances pour infiltrer le milieu de des gangs latinos moi-même. Par contre, Damian a toujours été très efficace. Je l'appelle pour convenir d'un rendez-vous.
Il me dit de le rejoindre dans un bar de Manhattan huppé mais suprêmement sinistre. Le tête à tête est de courte durée. Je lui expose mes besoins, il me réclame 20 000 dollars au total pour retrouver l'homme. J'accepte, lui donne les informations dont je dispose, et nous nous quittons.
Je passe le reste de la nuit au Blue Key, à écouter la musique en profitant de la compagnie silencieuse de Messieurs Floyd et Bickman.

mercredi 13 décembre
Un sms de Damian m'attend : "Il se cache. Il a raison. Je vais le retrouver." Cet homme me fait parfois froid dans le dos, mais j'ai conscience qu'il dispose de talents dont j'ai cruellement besoin, et que je ne développerai sans doute jamais.
J'appelle Vlad pour lui proposer une chasse en ce début de nuit. J'aimerais le mettre dans de bonnes dispositions avant de lui demander quelque chose de délicat.
Il me propose de chasser dans une soirée libertine appelée les "Nuits d'Argent". J'accepte en serrant les dents, et une fois sur place, je profite de l'obscurité ambiante pour me nourrir sans avoir à engager des relations sexuelles.
Repue, je fais semblant de m'intéresser à la soirée en attendant Vladimir. C'est alors que, profitant d'un passage un peu encombré, quelqu'un glisse une carte dans ma poche. J'ai beau me retourner, je n'arrive pas à identifier l'individu. Il s'git d'une carte noire, en papier épais et de qualité. Une maine en argent est gravée en filigranes sur l'un des côtés. Sans plus de renseignements, j'utilise immédiatement mon augure et reçoit un flash précis d'un vampire qui porte autour de son cou un pendantif en main d'argent... la vision se poursuit par l'apparition de mon collègue, Victor, qui semble être responsable de la mort dudit individu. Troublant.
Je retrouve finalement Vladimir et nous quittons la soirée. Je l'invite dans mon refuge. une preuve de confiance qui sera, j'espère, appréciée à sa juste valeur. Après lui avoir offer un verre de vin, et lui avoir présenté Louis, je rentre dans le vif du sujet : la meute sabbat, et plus précisément, le Tzimisce qui se fait appeler "le Comptable". Vladimir tourne autour du pot, mais finit par m'opposer un refus net. Je peux apercevoir la situation difficile dans laquelle il se trouve, pris entre les politiques de son clan et les conflits inter-sectes. Il peut juste me dire que Le Comptable ne dispose pas de beaucoup de soutien, même au sein de son propre clan. Soit. Je lui souhaite une bonne soirée, et finit la discussion avec Louis, qui semble assez amusé d'avoir rencontré mon compagnon de fortune.
J'ai encore beaucoup à faire. Mais je suis en bonne voie.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
kinburi

avatar

Messages : 121
Date d'inscription : 27/08/2016

MessageSujet: Re: Récit subjectif de nos aventures   Mar 22 Nov - 12:48

INTERLUDE : LA MALAVIDA
fin

jeudi 14 décembre
"La piste quitte la ville. Je continue."
L'efficacité de Damian m'effraie parfois. C'est ce qui me manque, cette efficacité sans âme et sans limite. C'est peut être ce que le Prince essaie de m'inculquer avec cette mission...
Toujours est-il que je ne vais pas attendre les bras croisés en espérant que Damian ne tarde pas. Il suit la piste de la goule de Maricruz, je vais suivre celle de Suarez et vais voir Cécilia Parker au Vanitas. Elle me reçoit à l'étage, dans un luxueux penthouse.
Maintenant que j'y repense, je n'aurai pas dû foncer tête baissée sans réfléchir. Je n'avais pas pris en compte le contexte camariste quand je lui ai demandé de m'aider à retrouver Suarez. Elle a pris cela pour une attaque et une menace directe sur sa position à la préfecture. Mince, j'ai été trop directe dans mon approche. J'aurai dû l'enrober davantage, la mettre en confiance avant d'aborder un tel sujet. Bon, trop tard pour faire marche arrière. J'insiste.
Pour prouver ma bonne foi et conclure un échange, elle me demande d'être son oreille dans le bureau du Prince. La proposition est accompagnée d'une petite démonstration de force pour me faire comprendre qu'il n'y a pas d'autre alternative non-violente. L'oreille dans le bureau du Prince... soit. J'accepte. Prescott m'intrigue, et elle lui est liée. Ma camarade de clan m'intrigue elle aussi, et me rapprocher d'elle pour entr'apercevoir son endgame n'est pas une mauvaise idée.
Je participe au rituel que Cécilia mène pour sceller notre accord. Je suis sceptique quant à tout ce cérémoniel... jusqu'à ce qu'elle procède à un échange de sang qui me rappelle des rites sabbat de vaulderie. Et qu'un homme est mort, sacrifié par la toréador. Sommes nous liées au sang à présent ?
Je ressors du Vanitas avec la distincte impression d'avoir commis l'irréversible. ...J'ai hâte d'en parler à Louis. Ce genre de sentiment n'arrive pas souvent.
Nous sommes à peine en milieu de nuit quand Monsieur Koenig m'appelle. Mon ami a besoin de mes services pour remonter une piste très froide menant à une jeune mage qu'il aurait rencontré il y a deux semaines de cela, et que Victor aurait fait fuir par ses manières brusques. Je suis sceptique, mais après tout, pourquoi pas. Je me retrouve donc dans une cave vide, une ex-bibliothèque si j'en crois les descriptions insistantes du nécromant. Je tente d'appliquer mes talents de psychométrie... pour ne ressentir qu'une peur panique à l'idée que deux vampires vont me manger. Je confirme donc à Reiner que le mage a été très effrayé, et que cela va être difficile de le retrouver. Après quelques essais de psychométrie aussi infructueux qu'inconfortables dans l'immeuble adjacent, et une aura de loup-garou repérée, Reiner me traîne dans le bar littéraire où il a rencontré le jeune homme.
Nous faisons la connaissance d'un vampire mystérieux du nom d'Ernest. Je ne me souviens pas avoir vu sa présentation, ni même entendu une rumeur de son existence en Elyseum. Il sous-entend que ce bar est son domaine, mais qu'il n'y passe que très rarement. Etrange. Je laisse Reiner mener la discussion comme il le souhaite, n'ayant que peu d'intérêt pour cette entreprise. J'ai bien assez de problèmes comme cela sans ajoute à la pile un mage en colère ou un vampire indépendant soucieux de garder son anonymat.
Quand je quitte l'allemand, qui me remercie de mon temps mais ne cache pas sa déception, malgré la rencontre intéressante. Quant à moi, le besoin de sang se fait sentir, mais je ne suis pas d'humeur à chasser de façon conventionnelle. J'improvise donc une vente aux enchères un peu particulière...

vendredi 15 décembre
En début de nuit, je me rends à l'adresse indiquée par Cécilia. Un parking souterrain. Un poil de trépidation m'envahit en voyant la berline noire se garer devant la voiture de Frank. Cécilia descend, ouvre son coffre, et je peux récupérer le corps inerte de Suarez sans plus de difficultés. Il semblerait que Mlle Parker tienne sa parole une fois donnée. C'est bon à savoir.

Vladimir trouvera cela dommage de tuer une aussi jolie femme...

Ceci fait, je dépose rapidement le corps de la sabbat au Consulat, puis file vers l'université de Reiner. Il faut s'attendre à un affrontement violent bientôt, et faire des réserves de poches de sang ne me paraît pas inapproprié. C'est avec sa goule, Dr Ingram, que j'organise la chose. C'est un homme à l'image de son domitor : passionné, excessif au point d'être étrange, mais très compétent dans son domaine. Je passe le reste de la nuit à lui ramener une petite dizaine de calices, qu'il maîtrise, à qui il prélève trois poches de sang chacun, et que Reiner se charge de renvoyer chez eux sereinement. Nous avons au moins un peu de réserve en cas d'imprévu.

samedi 16 décembre
Moi qui pensais que les choses allaient doucement se décanter, c'était sans compter sur Damian. Il m'appelle en début de nuit pour me dire qu'il peut me livrer Luis, la goule qu'il traque depuis quelques jours. Étant déjà sur le domaine de Reiner, j'obtiens l'accord du nécromant pour réceptionner l'individu chez lui. Damian arrive à l'heure dite, sans faute. Il dépose sur le sol du garage de Reiner un homme hispanique, nu, horriblement défiguré et visiblement torturé. J'échange quelques mots avec le nettoyeur. Luis a-t-il parlé ? Damian me dit que non. Bon. Si Damian n'a pas réussi à le faire parler, avec les méthodes qu'il emploie, c'est que je n'y arriverai pas non plus.  Je le remercie, lui dis que Frank réglera les détails de son paiement. Il me salue, et s'en va. Je n'ai pas les compétences pour faire parler un homme récalcitrant par la violence. Après quelques efforts laborieux, j'arrive enfin à poser ma question tout en sondant son esprit. J'obtiens le nom d'un bar qui lui évoque Maricruz : Los Tres Hermanos. Mon espagnol est déplorable, mais j'arrive à comprendre qu'il s'agit des trois frères. Je m'apprête à y aller, accompagner de Reiner, quand mon téléphone sonne. Damian me rappelle. Curieux, ce n'est pas son style.

"Salut, pétasse."

Maricruz a intercepté Damian. Elle me propose un échange : son homme contre le mien. On les dépose chacune de notre côté dans deux hôpitaux différents. Soit. Je mets Reiner au courant de la situation, et lui propose ceci : il ira déposer Luis, et j'irai surveiller les alentours de l'hôpital où doit être déposé Damian. Avec un peu de chance, j'attraperai Maricruz là-bas. Je ne lui cache pas que ce que je lui demande est également extrêmement dangereux, même si j'espère que le combat se déroulera de mon côté. Qu'importe, me dit-il, il accepte. Je le remercie chaleureusement, et nous partons. Deux heures plus tard, le verdict tombe : Reiner a été capturé. Par contre, Maricruz a tenu parole : Damian a été récupéré par le vampire en charge des hôpitaux. Il est en piteux état... les deux avant-bras lui ont été arrachés. Il est en salle d'opération, rien à faire pour lui pour l'instant. Je remercie Desmond Gale et lui demande de me tenir informée de son état.
J'appelle Vladimir. Je ne vais pas pouvoir gérer cette situation toute seule. Il répond à mon appel, et c'est rassurant de voir que malgré nos petits différends, je peux compter sur lui. Maricruz rappelle. Elle veut procéder à un échange : Reiner contre les membres de sa meute que j'ai capturés. Je me garde bien de lui dire que c'est impossible, et accepte ses conditions. Si je m'y prends bien, je pourrai remonter jusqu'à elle, et la prendre par surprise à ce moment-là.
Tout se passe bien... pour un temps. Elle me donne des instructions par téléphone, que je suis à la lettre. J'use de mes artefacts et de ma Présence pour prendre le camion et le téléphone préparés pour moi tout en endormant son réseau humain. Mais là... je dérape. Le stress du moment, sans doute. J'appelle le portable de Damian depuis le téléphone que j'ai récupéré. Ce n'était pas prévu. Maricruz refuse de dealer davantage. Elle raccroche. Un peu sonnée, je ne vois pas de solution, et je me résous lentement à ne plus revoir Reiner Koenig.
Mon téléphone sonne. Léonard Witchwood est à l'autre bout de la ligne. Il peut offrir une solution à la situation, me dit-il. Je me demande bien laquelle. Mais quand un ancien vous appelle personnellement, on ne refuse pas le rendez-vous. Je me rends à The Hour, accompagnée de Vladimir.



Léonard Witchwood, doyen de New York, nous attend dans son bureau. Contrairement à notre dernière rencontre, il a l'air grave. Il commence par m'applaudir. Soi-disant que j'ai "des couilles". C'est grossier, mais j'imagine que venant de lui, c'est une sorte de compliment. Maintenant, me dit-il, je suis dans une position dangereuse et sans son aide, il est fort probable que j'y passe. Donc, il va falloir que je sois franche et honnête avec lui, sans retenue, pour qu'il puisse régler la situation. Il se penche, et me demande combien de membres de la Malavida je peux produire.
...Aucun. Il a l'air contrarié. Il insiste. Je dois réfléchir à toute allure. Une partie de moi voudrait bien accepter : Witchwood est le doyen, me le mettre à dos compromet ma situation en ville. Mais d'un autre côté, il veut que je renonce à tout mon travail, à tous mes plans, sans compter mon alliance avec Samsom Bendjema. L'Émissaire ne m'a rien fait qui mérite une telle trahison.
Je lui demande alors quelles sont ses intentions. Après tout, il ne m'a même pas dit s'il compte ou peut sauver Reiner ! Une espèce de rébellion monte en moi. Face au leader du mouvement Anarch, l'ironie est forte, mais je ne vais pas céder.
Witchwood me dit que je l'agace ; je m'en vais.
Devant The Hour, Vladimir me tempère. Me fait voir que je viens d'envoyer balader un ancien. Que peut être je n'ai pas toute la vision d'ensemble. Que je ferais mieux de revenir sur ma décision. Je hoche vaguement la tête, j'ai les mains qui tremblent un peu. Mon ami tzimisce me ramène dans le bar, où James nous empêche d'aller plus loin. Après quelques mots échangés, nous comprenons que c'est trop tard.
"Ce n'est pas un Élyseum, ici. Cassez-vous."
C'est fini.

-----------

Épilogue
Quelques jours plus tard, la poussière retombe, et le Prince me convoque. Pour l'efficacité, il n'y a rien à redire, m'informe-t-il, mais pour le style, j'ai eu tout faux. Le Prince vient de m'offrir une leçon d'initiation au Jyhad. En approchant le problème comme je l'ai fait, j'ai tiré sur beaucoup trop de fils, impliqué beaucoup trop de monde.
Maricruz est morte, tuée par les conséquences de mes actes si ce n'est de ma main. Reiner est en vie, mais indisponible pendant un certain temps. Enfin une bonne nouvelle.
Je suis désormais bannie du domaine anarch de New York. Si je croise le chemin de Léonard Witchwood, il tentera de me tuer.

Je suis peut être la seule au monde à faire l'objet d'une chasse au sang lancée par le Prince de Londres ET à être bannie par Léonard Witchwood. Si on pousse le raisonnement jusqu'au bout, faire s'entendre ne serait-ce que sur un point des individus aussi vieux et aussi opposés, c'est un exploit en soi... Je m'abstiens de faire remarquer cela au Prince, qui termine son exposé en me souhaitant bonne nuit, et en m'assurant que je suis toujours la bienvenue à New York. Tant que j'évite le primogène Gangrel, je suis en sécurité.
...j'ai besoin de vacances.


Dernière édition par kinburi le Sam 21 Jan - 9:22, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
kinburi

avatar

Messages : 121
Date d'inscription : 27/08/2016

MessageSujet: Re: Récit subjectif de nos aventures   Jeu 1 Déc - 13:10

MISSION 3 : LES LARMES FRATERNELLES

Lieu : Villa Barbaro
Coterie : Victor, Reiner Koenig, Vladimir
Mission : voler les larmes d'Abel et de Caïn à Luigi Giovanni


samedi 23 décembre
Malgré les obligations politiques que mes dernières actions ont engendré, j'ai tout de même trouvé le temps de mener à bien un projet qui me tient à cœur : Erika. Si je veux donner une représentation tout en séparant Yoruko de la pianiste, pas le choix : il me faut un double. J'ai trouvé une actrice, lui ai parlé, l'ai liée au sang, et elle est à présent opérationnelle. Il me faut juste convaincre Vladimir de lui donner mon apparence précise.
Le Tzimisce n'est pas très difficile à convaincre... je pense qu'il apprécie le projet. Mais il me fait comprendre qu'il est au courant de mes petites manigances en élyseum, et qu'il n'est pas amusé. Moi qui me posais des questions quant à la marche à suivre de cette petite entreprise, me voilà fixée : je jure à Vladimir que plus une rumeur sur son clan ne sortira de ma bouche, et que je vais finir d'étouffer les derniers restes de la vague anti-tzimisce. Avec les derniers évènements, de toute façon, personne n'en parle plus. Je trouverai autre chose pour mener à bien le travail confié par Cécilia Parker.
L'opération de vissicitude dure deux heures. Une broutille étant donné le résultat obtenu. J'ai devant moi une copie conforme, dans les moindres détails... Vladimir ayant tenu à ce que je sois nue pour lui servir de modèle.
A 23h, nous nous réunissons en coterie au QG qu'Everett nous a prêté. Il s'agit de faire un point sur la mission, et éventuellement de définir un plan d'action, si tant est qu'on le puisse, avec les informations dont nous disposons. Reiner, que je vois pour la première fois après l'épisode sabbat, semble vouloir fixer un planning serré et s'y tenir. Étant donné notre peu de préparation, je pense que c'est une erreur de vouloir trop organiser le vol. Cela empêche d'improviser. Victor semble être de mon avis, et ça fait plaisir de le voir égal à lui-même. Nous parlons tous cadeaux pour la réception, du caractère spontané de Vittoria Giovanni (à l'opposé de celui de Donna Carla, semble-t-il), et de l'ambiance qu'il y aura à cette cérémonie, alors que Donna Carla a été assassinée il y a un an à peine.
Je quitte mes compagnons pour me rendre à l'hôpital. Damian Preiss est installé dans une chambre privée. Il a deux moignons à la place des bras, et regarde le mur, ignorant la télévision allumée. Je m'assois à côté de lui, éteins la télévision, et lui parle. Je vais droit au but : je peux lui rendre ses bras, s'il le désire. La phrase a le mérite de le faire réagir. Il n'y croit pas. Je suis sérieuse. Il acquiesce, et je repars sans avoir entendu le nom de sa voix. J'ai un Tzimisce à rappeler.

dimanche 24 décembre
Nous partons en fin de nuit pour l'Italie, mais avant cela, Vladimir a accepté de réparer mon nettoyeur. Il ne m'a demandé aucun paiement officiel, ce qui me conforte dans ma décision : je cesse de faire souffler le vent anti-Tzimisce en Elyseum. Je trouverai un autre moyen de régler ce problème de dettes.
J'ai une longue discussion avec Monsieur Preiss. Je lui explique la situation, ce qu'est un serviteur vampirique, et lui offre plusieurs options : devenir ma goule, repartir de son côté, ou avoir la mémoire effacée ou non. Il dit qu'il veut un peu de temps pour réfléchir. Je le lui laisse, et profite du temps qui me reste pour préparer mon départ.
Damian revient quelques heures plus tard. Il entre à mon service. Je n'ai pas le temps de lui expliquer en détail sa nouvelle vie, et il n'est pas question de l'emmener en Italie. Je le confie aux bons soins de Louis, qui m'assure qu'il veillera sur l'homme.
En fin de nuit, la coterie se retrouve à l'aéroport de JFK. Charles Finley nous y accueille devant un immense jet privé noir, payé par notre employeur. J'ai eu quelques fois affaire à ce personnage, pour des importations d'antiquités principalement. Il est très, très bon négociant et ne fait pas de cadeau, mais il est très fiable une fois sa parole donnée.
Nous montons dans une bulle de luxe, dont nous profitons jusqu'au lendemain.

lundi 25 décembre
Des voitures nous attendent à l'aéroport de Trevise, et Franck prend le volant pour me conduire à Maser, moi et Erika. J'ai insisté pour que mon double soit toujours masqué en public. Heureusement, Vladimir n'a rien laissé transparaître et mes autres collègues n'ont pas posé de questions encombrantes. Nous nous installons tous dans la maison louée pour l'occasion, puis je me rends directement à la villa Barbaro. Reiner m'accompagne, nous avons tous deux besoin de discuter avec nos hôtes. Je ne peux m'empêcher de remarquer que mon compagnon est sur les nerfs. La situation doit être particulièrement éprouvante pour lui. Il devrait prendre un peu de vacances quand nous serons rentrés à New York.
Sur place, je demande à parler au chef de la sécurité, Ardo Giovanni. Lui aussi est tendu, mais vu le monde qu'il va devoir gérer pendant cette soirée, cela se comprend. Je commence cependant à sentir l'atmosphère particulière qui entoure la mort de Donna Carla et l'étreinte de Vittoria. Entre jalousie, tristesse, colère, et détermination vindicative, il y a de quoi faire. Je profite de mon entretien avec Ardo pour repérer un peu les lieux. La sécurité au rez de chaussée va être très difficile à passer, surtout avec les invités annoncés.
Cela me gêne un peu, mais en expliquant la nature du cadeau que je compte offrir, je n'ai d'autre choix que de révéler le tour de passe-passe entre moi et Erika. Ardo n'en a pas grand chose à faire et m'annonce qu'il devra juste vérifier qu'Erika est bien humaine avant de la laisser rentrer. Quant au temps de représentation, il appelle Magdalena Giovanni pour en parler, celle-ci oppose un refus net. Il appelle alors Luigi Giovanni, qui est beaucoup plus réceptif. Il a entendu parler d'Erika ! Une fierté plaisante m'envahit, et c'est avec un sentiment de satisfaction que je règle les derniers détails avec Ardo avant de repartir.
Au final, il y a sept giovannis présents : Luigi, Ardo, Magdalena, Belisario et Gianetta, ainsi qu'une soixantaine d'auras humaines.
Nous ne pouvons clairement pas passer en force (sans compter les fantômes !), demain nous irons explorer le Tempietto Palladio.



Dernière édition par kinburi le Sam 21 Jan - 9:24, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
kinburi

avatar

Messages : 121
Date d'inscription : 27/08/2016

MessageSujet: Re: Récit subjectif de nos aventures   Lun 12 Déc - 18:09

MISSION 3 : LES LARMES FRATERNELLES
fin

Lieu : Villa Barbaro
Coterie : Victor, Reiner Koenig, Vladimir
Mission : voler les larmes d'Abel et de Caïn à Luigi Giovanni


mardi 26 décembre

Je ne comprends décidément pas le cadeau que veut faire Vladimir. Certes, l'humaine a du potentiel : sa voix est magnifique à l'extrême. Mais elle ne la maîtrise pas et pire, semble ne pas avoir conscience de son rôle, ou en tout cas n'a pas réfléchi suffisamment à son art pour apercevoir les merveilles qu'elle pourrait accomplir. J'espère qu'elle changera.
En attendant, étant donné la sécurité avancée au rez-de-chaussée de la villa Barbaro, nous nous devons d'aller explorer une autre entrée : les égouts pluviaux. Le Tempietto Palladio est un petit bijou d'architecture. Nous y entrons discrètement par effraction, et après l'avoir sommairement fouillé, nous trouvons, grâce à Reiner, l'entrée cachée par l'autel central qui semble bien mener à la villa par les sous-sols.
Nous descendons, et nous retrouvons face à un puit d'eau claire. C'était à prévoir. Par contre, mes compagnons veulent descendre immédiatement dans le puit pour explorer. Il est hors de question que je laisse la Berceuse d'Arikel tremper dans l'eau sans protection ! Je convaincs mes compagnons de patienter une demi-heure, rentre dans notre demeure commune, et reviens en forme astrale pour les guider.
Et heureusement ! Après avoir nagé dix minutes, et alors que nous sommes encore sous l'eau, tous les égouts se gèlent instantanément, emprisonnant ma coterie. Je retourne aussitôt dans mon corps, et me creuse les méninges pour trouver comment les sortir de là... C'est Frank qui m'apporte la solution : de l'anti-gel, tout simplement. J'embrasse mon chauffeur sur la joue et le charge de libérer Reiner, Vladimir et Victor dans la journée.

mercredi 27 décembre
Rebelotte ce soir : exploration des égouts pluviaux. A contre cœur, je me résous à puiser encore dans mes réserves mentales pour me projeter sur le plan astral. Le chemin vers le tempietto palladio me vient facilement, mais au moment de rentrer dans le temple, je trébuche.
Mon âme fait un soubresaut et tombe au plus profond de la terre. D'un seul coup, les Giovannis, Everett, New York, mes petits problèmes contemporains n'ont plus aucune importance. Même les larmes d'Abel et de Caïn deviennent accessoires. J'entrevois l'éternité, je vis mille vies en une seconde, j'ai peur de perdre ma conscience-même dans cette immensité astrale.
Puis je dors.

jeudi 28 décembre


Je me réveille. C'est le grand soir. Je salue mes collègues au réveil, puis je pars directement vers la demeure Giovanni pour retrouver Ardo et préparer l'entrée d'Erika.
Quand j'arrive, en costume, mon double à visage découvert, je crois une femme en bure noire, aux cheveux roux et au visage sévère qui discute avec un homme d'une cinquantaine d'années, aux cheveux courts et gris, dont l'air slave se reflète dans des yeux bleus perçants. Pas le temps ni l'envie de discuter ou même de chercher à savoir qui sont ces invités. Je dois jouer. Et jouer devant une assemblée vampirique, c'est autre chose que de jouer devant quelques humains curieux. Je suis nerveuse, au début. Je doute quelques fractions de seconde avant que mes doigts ne touchent les notes : ne devrais-je pas offrir une représentation classique ? M'en tenir aux règles établies par l'harmonie occidentale ? Puis je joue, et le jazz se mêle au classique, l'oriental à l'occidental. Je laisse la transe de l'antédiluvien m'envahir l'espace du concert.
Nous avons un peu de temps entre invités avant la cérémonie d'étreinte. Etant donné mes récentes relations avec l'émissaire assamite de New York, je me rapproche de Carmona Tolobas pour échanger quelques civilités. Puis d'autres personnes viennent me voir. Yuriy Volkov, que j'avais déjà vu à Moscou, vient me féliciter de mon avancée contre le sabbat, une secte qu'il méprise. Nous avons une discussion sur les sectes, la place de l'individu, le sens du devoir, et nous commençons même à parler de la Tsarine de Moscou et du Prince de Londres. Je lui demande si une correspondance est envisageable, il répond que oui, et qu'il attendra ma première lettre. A peine ai-je quitté le petit-infant de Lasombra que la Justicar Toréador m'accoste. Elle aussi est contente de moi, et de mes efforts sur deux fronts : la lutte contre le sabbat et la vie culturelle de New York. J'acquiesce en bonne élève. Puis elle fait allusion à une potentielle capacité d'ubiquité. Je ne réagis pas, mais je ne suis pas dupe : elle sait qui est Erika. Elle m'informe ensuite que je peux lui demander des ressources si j'envisage de poursuivre mes efforts... elle ne précise pas sur quel front.
Je balaye le reste de la salle du regard... le préfet de Paris, la Primogène Ventrue de Berlin, Myca Vykos... La discussion avec Yuriy résonne dans ma tête. Je suis rentré dans leur cercle, à tout ce beau monde. Je n'ai peut être pas encore la puissance physique ou même politique pour converser avec eux au même niveau, mais cela va venir. Bientôt... ou dans plusieurs centaines d'années. J'ai bien l'intention de ne pas mourir tout de suite.

L'étreinte est cérémonielle à l'extrême. Vittoria, habillée à la garçonne, passe par plusieurs épreuves, et donne deux discous : l'un avant son étreinte, alors qu'elle a été battue, mise à nue, humiliée, a des consonnances de culpabilité, d'infériorité, de divinité. Après son étreinte, elle se relève et se dresse fière devant l'assemblée. Elle parle d'honneur, de force, et tue les douze personnes qui lui avaient précédemment barré la route jusqu'au calice de son père.
Vittoria Giovanni est désormais entrée dans la Famille.
Puis viennent les présentations et les cadeaux.
Le mien étant déjà acté, j'opte pour une présentation impersonnelle et convenue. La jeune Giovanni me surprend en me remerciant très (trop) chaleureusement. Un peu interloquée, j'accepte ses compliments avant de laisser la place au suivant.
François Leger offre un coffret dont le contenu reste inconnu.
Ashcroft offre une broche.
Judith Benson offre une enveloppe.
Yuriy Volkov offre une épée qu'il nomme Premier Sang, et accompagne son cadeau de quelques commentaires sur l'importance de l'épée pour un vampire, et les travaux d'Oldcastle à ce sujet.
Carmina Tolobas, qui démontre ses talents de guerrière renommée, estime qu'il est "nécessaire pour un vampire de savoir manier la lame. Mais il est suffisant de savoir parler." La diplomate offre un journal, un recueil de ses conseils, notes et pensées personnelles. La valeur du cadeau est inestimable pour une nouvelle-née.
Un homme que j'identifie par élimination comme étant Lorinc Sárgarépa lui donne un petit objet, lui fait une tape sur l'épaule et lui dit "Voilà petite, c'est pour toi."
Io Fidiosa offre un serpent en guise de familier.
Dolorès, une toréador antitribue, offre un magnifique bijou.
La cérémonie se conclue par un derniers discours de Vittoria qui remercie ses invités. La nuit n'est pas finie ; certains vampires partent, d'autres restent pour socialiser. C'est le moment de nous éclipser pour rejoindre Victor.

Nous nous enfonçons comme prévu dans les égoûts pluviaux reliant le Tempietto Palladio aux catacombes des Giovannis. Et à partir de là, tout se passe beaucoup mieux que ce que je n'espérais. Nous évitons les gardes fantomatiques grâce à la seconde vue de Reiner, et en contrepartie, nous nous résolvons à ne pas (trop) piller les trésors contenus dans les différentes salles. Je m'en tiendrais à deux vieux cigares que j'identifie comme étant très rares et très prisés.
Nous rencontrons un vampire français : Pierre de Bermond, fils d'Erzear de Bermond. Le pauvre a l'air de se consacrer à ses recherches depuis des centaines d'années. Il n'a plus aucune prise sur les évènements actuels. Victor le manipule sans trop de difficulté pour qu'il nous conduise directement aux pierres. Celles-ci sont incrustés dans le corps de deux vampires en frénésie, solidement attachés l'un et l'autre pour qu'ils ne se mettent pas en pièces. Pierre les pieute, et les laisse à Victor qui se dépêche de les prendre tout en assomant le français d'un dernier coup en lui expliquant les principes de la Révolution française. Nous filons. Avant de sortir des souterrains, toutefois, nous repassons par le bureau d'étude du vampire. Pas le temps de fouiller en profondeur, chacun prend quelques documents au hasard avant de partir définitivement.

Mission accomplie ! Nous rentrons à New York dans la nuit même !


vendredi 29 décembre 2006

Les documents que nous avons ramenés n'ont certes rien à voir avec les Larmes Fraternelles, mais ils n'en restent pas moins pertinents. L'assassinat contracté par les Giovannis sur Léonard Witchwood a des relents de complot longuement préparé, la condition pour ledit assassinat étant la destitution de la primogène Ventrue, Vivianne Mercury. Un conflit éclate alors entre Reiner et Vladimir. Les documents sont en possession du Tzimisce, qui ne veut pas s'en départir, alors que le Giovanni estime qu'ils lui reviennent de droit. Les deux vampires veulent protéger leur clan et eux-mêmes. Les deux positions se défendent... mais je trouve la position de Vlad beaucoup plus instable que celle de Reiner. Et mes intérêts personnels me poussent à ne pas insister pour que les contrats reviennent aux Giovannis.
Au final, le Tzimisce ne bouge pas, et Reiner abandonne dans un mouvement de frustration dépitée. Il va falloir faire un geste pour réparer la brèche dans la coterie. Mais plus tard. Ce soir, nous sommes invités au 455.
En arrivant, nous apercevons le fils Vaudert qui quitte les lieux. Vaughan Everett nous accueille ensuite plus que chaleureusement : pour l'occasion, un vampire pieuté nous attend sur une table. On nous sert son sang, à tous les quatre, avant de le tuer sous nos yeux pour ne pas risquer de lien de sang. Everett nous félicite pour notre réussite alors que nous buvons le meilleur breuvage du monde. Un moment agréable plus tard, à discuter de notre expédition et des merveilleuses antiquités qui décorent la Villa Barbaro, nous recevons notre paiement : un artefact chacun, d'après ce que je peux voir. Le mien vient dans un magnifique coffret carré orné de formes imbriquées. Et dedans, un monde entier, rien qu'à moi.



Dernière édition par kinburi le Sam 21 Jan - 9:25, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
kinburi

avatar

Messages : 121
Date d'inscription : 27/08/2016

MessageSujet: Re: Récit subjectif de nos aventures   Lun 19 Déc - 19:19

LES NUITS ARGENTÉES

Lieu : New York
Coterie : Victor, Reiner Koenig, Vladimir


samedi 30 décembre
Alors que je suis en route pour retrouver ma coterie sur le domaine de Reiner, je me dis qu'un peu de vacances ne me ferait pas de mal. Malheureusement, je ne peux pas me permettre d'être inactive...
L'allemand nous parle de sa situation délicate : pour éponger ses dettes, il a besoin de récupérer des dettes auprès du clan Ventrue. J'essaie, non pas pour la première fois, de parler des conséquences politiques d'une telle entreprise. Le clan Ventrue est très probablement sous attaque, et obtenir des dettes de la sorte revient à l'affaiblir encore plus. Reiner me coupe alors que je tente de lui faire voir que mes liens avec le Prince représente un conflit d'intérêt dans l'affaire. Il ne veut pas entendre parler de politique, m'assène-t-il avec toute la conviction du monde. Il veut juste récupérer des dettes ventrues, et compte sur sa coterie pour l'aider dans cette histoire. Je soupire, lui promet de garder les yeux et les oreilles ouvertes et de lui relayer des informations pertinentes. J'ai hâte que ses oeillères tombent.
Mais les dettes de Reiner ne sont pas le seul problème de la coterie. Cela fait un peu trop longtemps que je suis assise sur la carte de visite ornée d'une main d'argent. Et je sais que Victor est impliqué dans cette histoire. Je montre la carte, j'explique le lien avec les nuits argentées et j'évoque une utilisation de psychométrie pour aiguiller Victor à nous révéler ce qu'il sait. Le Brujah ne lâche rien. Je serre les dents, j'insiste, mais il ne dit rien, alors que je sais. Je SAIS qu'il est impliqué. C'est horriblement frustrant, et je pars de chez Reiner furieuse.
Heureusement, le reste de ma nuit devient beaucoup plus agréable dès que j'entre au Consulat de Turquie. Comme à notre habitude, Samsom et moi commençons par parler musique. Quelques métaphores et comparaisons harmoniques plus tard,  l'assamite me parle des traditions assamites et des schismes que leurs différentes interprétations soulèvent au sein du clan. Pour Bendjema, le rôle des infants de Khayim est de protéger les humains du monde vampiriques et instaurer une rigueur équitable au sein de la Famille. Ce sont des concepts auxquels je peux adhérer.
Le rituel est solennel. Alors que j'absorbe l'âme même de Korbein, je goûte au bonheur et à la perfection absolue. J'ai la sensation de transcender ma condition pour toucher le sublime.
Et je ressors plus forte que jamais.

dimanche 31 décembre
Allons bon, un membre du troupeau de Victor a été assassiné, et le coupable a laissé un tag sanglant de la main d'argent à côté du corps. Malgré ce message fort, Victor nous cache toujours sa connexion avec la Main d'Argent. Prenons cela avec philosophie : je me désintéresse de l'affaire. Cela dit, je propose de contacter Phineas pour avoir accès au corps de l'homme qui faisait partie du troupeau de Victor. Avec un peu de chance, Reiner pourra voir par ses yeux quelque chose d'utile.
Une fois ces affaires réglées, je rentre chez moi. Je dois parler à Damian, qui a accepté de faire partie de ma vie. Et puis, il était temps que je retrouve ma famille. Frank me voit certes tous les soirs, mais April compte chaque instant passé avec moi. Je ne pense pas qu'elle soit malheureuse, mais elle est quand même soumise au lien de sang, et je lui dois bien un peu d'attention.

lundi 01 janvier 2007
Mes rapports avec Damian sont gênés. Je sens que j'ai besoin de lui, mais je ne peux pas oublier que c'est un tueur sans pitié. C'est le premier verre de sang qu'il boit, la chose se fait en silence.
A 21h, j'accompagne Reiner et Victor à la morgue de Phinéas pour que le nécromant examine le cadavre. J'ai du mal à cacher mon ennui. Tant que Victor ne jouera pas cartes sur table, il va m'être difficile de vouloir l'aider.
Reiner effectue son rituel, accompagné de paroles étranges et de gestes incompréhensibles. Au bout d'une dizaine de minutes, il semble avoir ce qu'il veut, mais refuse de partager les informations devant Phinéas. J'ai un sourire d'excuse pour mon ami, et je pars avec mes compagnons de coterie.
Je reçois aussitôt quelques sms du médecin légiste :
- C'est particulièrement décevant.
- J'en suis désolée. Ce n'est pas ma décision.
- Certes. Vous devriez faire attention.
- A quoi en particulier ?
- Votre ennui pour l'affaire était palpable. C'était évident que vous n'étiez pas là par intérêt personnel. Vous êtes sur une pente glissante.
- Obligation professionnelle.

Reiner fait son topo à Victor en décrivant l'assaillant. Le Brujah prend note, nous remercie, et nous partons chacun de notre côté.
Je me dirige vers un immeuble luxueux de l'Upper West Side, où m'attend Haskill. L'entrevue ne dure pas longtemps. J'ai besoin qu'il me donne la liste complète des dettes dues par et à Féodor Vassilievitch. Il n'est pas en mesure de négocier, étant donné ce qu'il me doit, et m'assure d'avoir des résultats avant la fin de la semaine. J'en profite pour prendre rendez-vous avec le Prince dans deux nuits.
Je rentre chez moi. Cela fait longtemps que je n'ai pas passé de temps avec Louis, et j'ai un palais oriental à lui présenter. Malheureusement, nous nous rendons vite compte qu'il ne peut pas entrer dans le plan de l'artefact sans que je n'y emmène son testament. Quand bien même, nous discutons de l'aménagement du lieu, et de quelle salle serait susceptible de se transformer en pièce à musique.


02 janvier 2007
Charles Finley n'est pas un vampire extrêmement puissant. Sans connaître tous les détails de son lignage, je crois qu'il se situe autour de la Xème génération. Cependant, le contrôle qu'il a acquis sur les aéroports lui confère une influence et un statut incontournables dans le monde vampirique. Ainsi qu'un refuge quasi-imprenables et des ressources proches d'illimitées.
Et je le sais aussi amateur d'alcool et de cigares. Etant donné le service excellent qu'il nous a fourni lors de notre voyage en Italie, et considérant que nous serons amenés à nous revoir, je pense qu'il est le plus à même de profiter des cigares que j'ai ramené des catacombes de Luigi Giovanni.
Il me reçoit dans son bureau, à l'aéroport JFK. Il a l'air sceptique et vaguement embêté de me voir. Je pose la petite boîte devant lui, l'ouvre. Un large sourire apparaît sur son visage et le ton de la conversation change radicalement.
Je pensais lui faire un cadeau... mais il insiste pour que nous les fumions ensemble. Malgré mes protestations, et le fait que je sois une néophyte totale, il est persuasif, et quelques minutes plus tard, me voilà à fumer un cigare vieux de quelques centaines d'années tout en buvant un alcool qui, je dois l'admettre, va très bien avec.
A la réflexion, je comprends à présent pourquoi tant de vampires fument. Le tabac est la seule chose qui aie quelques nuances de goûts pour nous. Et celui-ci est particulièrement raffiné. Finley m'explique la construction d'un cigare, pourquoi cela se marie ci-bien avec différents alcools, et je me surprends à me détendre, un petit peu. Et à boire, un petit peu. Puis...



Dernière édition par kinburi le Jeu 26 Jan - 18:10, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
kinburi

avatar

Messages : 121
Date d'inscription : 27/08/2016

MessageSujet: Re: Récit subjectif de nos aventures   Sam 14 Jan - 10:52

LES NUITS ARGENTÉES
suite

Lieu : New York
Coterie : Victor, Reiner Koenig, Vladimir

03 janvier 2007
Je me réveille dans un lit inconnu, terriblement dévêtue. La panique me saisit. Je baisse doucement le drap pour regarder où je suis... Charles Finley est dos à moi, en train de fredonner un air joyeux et de s'affairer à quelque chose d'indistinct. Il ne porte pas de pantalon. Je me recache sous le drap, avant de tenter une sortie stratégique et discrète. Raté. Finley se retourne et m'adresse un grand sourire, coupant toute idée de sortir du lit à moitié nue. Je le regarde, pétrifiée, s’asseoir sur le lit et me tapoter le pied. Que je me rassure, dit-il, il ne s'est rien passé. Maintenant qu'il le dit... j'ai encore mes sous-vêtements sur moi. Je ne porte aucun signe d'activité indécente. Charles m'annonce qu'il a passé une très bonne nuit, à discuter, danser et jouer au mini golf en petite tenue. Il a bien tenté sa chance, mais j'aurais opposé un refus catégorique, en invoquant Louis. Oh seigneur. Bref, Charles étant manifestement un gentleman, il n'a pas profité de la situation. Il m'annonce également qu'il s'est arrangé pour que je reçoive un petit cadeau en forme de chouette dans quelques semaines. Et petit à petit, je me détends. Il m'apporte un calice, je le bois, puis je pars sans plus de cérémonie. C'était... différent. Mais pas désagréable. Je vais peut être le rappeler la semaine prochaine, pour la soirée hebdomadaire qu'il me propose.
De retour chez moi, il faut que je m'occupe de mes affaires, et de mes goules. C'est le troisième jour de lien de sang pour Damian, et manifestement, les sentiments forcés sont durs à vivre pour lui. Il me fait des avances, physiquement, que je repousse violemment. Il part sans dire un mot. Mince, je n'avais pas pensé à cela. J'ai choisi Frank et April justement pour éviter ce genre de malentendu. Je vais lui laisser quelques jours pour s'adapter, puis lui donner du travail pour se changer les idées.
Vers 22h, je rejoins Jessina au Vanitas. Je ne l'ai pas revue depuis mon voyage en Italie, et elle m'accueille avec un regard à la fois amical et réprobateur. Un sourire d'excuse et quelques anecdotes de la soirée Giovanni me font pardonner.
Notre conversation est interrompue par l'arrivée furibonde de Cécilia Parker qui ignore tous les clients de son établissement et monte directement dans la partie privée du Vanitas. Jessina et moi sommes repartie pour une demi heure de conversation animée, qui nous occupe jusqu'à ce que je doive me rendre au Carnegie Hall pour voir le Prince.
Jean me reçoit à minuit. Je lui fais un compte rendu de mon expédition chez Luigi Giovanni. Il m'écoute sans mot dire pendant une dizaine de minutes, levant juste un sourcil par moment. A la fin de mon exposé, il pose quelques questions, notamment si j'ai eu des contacts avec la primogène Ventrue de Berlin, et m'enjoint à deux choses : d'une part, éviter la famille Giovanni jusqu'à nouvel ordre, et d'autre part, se renseigner sur Lorenzo Sargerapa, qui reste la grande inconnue de toute cette histoire. J'acquiesce, et prends congé. J'ai quelques lettres à préparer, et cela fait longtemps que je veux proposer un nouvel air à Louis.

04 janvier 2007
En début de nuit, j'envoie Céléphène apporter deux messages à deux personnes bien différentes, puis je me rends au Beekman Tower Hotel. Pas de trace du primogène Brujah, ni de Jessina, mais j'y croise Ethan Paige, avec qui je discute quelques instants autour d'un verre. Nous parlons musique, et ma récente interdiction d'aller dans le seul élyseum musical de la ville. Nous convenons ensuite qu'ouvrir un autre élyseum, du côté camariste cette fois, ne serait pas de trop. L'idée m'enthousiasme probablement plus que de raison. Je n'ai pas les moyens de soutenir un tel projet... Pas encore du moins. Je souhaite une bonne nuit au Brujah et rentre chez moi.
Louis est un excellent pianiste. Très académique, certes, et fatalement conservateur, mais doté d'une technique excellente qu'il allie à un réel amour de la musique. Je le laisse finir son étude de Mendelssohn. Dieu sait que ce compositeur requiert de l'attention.
Je ne sais pas si c'est l'arrivée d'Erika, mais le piano de Louis change depuis quelque temps. C'est subtil, mais je crois déceler un peu plus de légèreté, comme si un grand musicien redécouvrait le plaisir de jouer.
Il pose les derniers accords délicats de l'étude, et m'adresse un sourire. Je lui expose alors mon début de projet : j'aimerais transformer son école en elyseum ponctuel. Louis fronce les sourcils, et prends le temps de réfléchir à la question. Il finit par me donner son accord, mais voudrait que cet élyseum ne soit pas limité aux politiques vampires. Je lui promets de faire mon possible pour l'ouvrir à d'autres créatures surnaturelles, les fantômes en premier.
Il va falloir que je m'attire les faveurs d'un nécromant... ou que je me débrouille pour moi-même apprendre la nécromancie et protéger mon domaine des convoitises.
Heureusement, le temps est de mon côté.
Nous sommes en fin de soirée, mais la nuit est encore suffisamment jeune pour que je croise April avant qu'elle n'aille se coucher. Je lui fais part de ce nouveau projet, et l'enjoins à faire des recherches préliminaires sur le coût, l'organisation, les installations, etc... A la fin de mon petit exposé, elle a l'air aussi enthousiasmée que moi. Je la laisse à son travail, réponds au message de Reiner pour lui dire que j'arrive.
L'université du Giovanni est devenu un endroit familier en l'espace de deux mois. Reiner me reçoit, comme à son habitude, dans son salon, et déjoue toutes mes tentatives de discussion amicale pour aller droit au but : ai-je entendu des choses sur le clan ventrue récemment ? Je lui révèle la rumeur qui court sur Arnaud Vaudert : il serait en disgrâce après avoir commis une faute. C'est extrêmement vague, mais Reiner a l'air content, et passe au sujet suivant : le meurtrier condamné que je lui avais trouvé il y a quelques temps n'a pas convenu. Je dois suffisamment de faveurs tacites à M. Koenig pour avoir pris le temps, il y a quelques nuits, de retrouver un sujet qui, cette fois, j'en suis absolument sûre, est bien coupable (même si je ne suis pas persuadée que le précédent était, comme l'a sous-entendu Reiner, potentiellement innocent). Nous allons donc, le plus naturellement du monde, procéder à l'enlèvement de l'individu. C'est l'occasion de tester la puissance du sang que j'ai acquise grâce au rituel de l'anathème. Entre la puissance et l'occultation, l'affaire est réglée en moins de dix minutes. Pendant le petit trajet en voiture qui nous ramène dans notre quartier, Reiner aborde le sujet du Comte Zaroff. D'après ses renseignements, ce serait un vampire que Victor aurait tué il y a longtemps. C'est un homme charismatique, extrêmement dangereux, et il serait vivant, à New York. Hé bien. L'affaire devient trop inquiétante pour laisser le brujah s'en occuper tout seul. Je lui envoie un sms pour qu'on se voit en début de nuit prochaine.

vendredi 05 janvier 2007
La mise au point sur l'affaire Zaroff avec mon ami anarch ne m'apprend pas grand chose de plus, mais a le mérite de renforcer notre cohésion et de nous mettre sur la même longueur d'ondes. Je vais donc tâcher de me réintroduire à une soirée des Nuits Argentées. Pendant ce temps-là, Victor continue l'enquête sur sa goule, son troupeau, et tente de déterminer comment le Comte a pu ressusciter.
J'ai rendez vous avec Haskill à 22h. Cela me laisse juste le temps de finaliser et d'envoyer une lettre à Yuriy Volkov. Attirer l'attention d'un ancien est toujours un risque, mais nous avons eu un échange agréable il y a quelques jours, que j'espère pouvoir entretenir.
Fidèle à lui-même, Haskill a fait preuve d'une efficacité impeccable, et me tend la liste des dettes dues par et dues à Féodor Vassilievitch. Le détail est intéressant. Tant que je suis en compagnie du chambellan, je prends rendez-vous avec le Prince pour la semaine prochaine.
La seconde partie de la nuit se fait masquée. Erika semble avoir de plus en plus de succès, et à la fin de ma représentation, je peux voir vingt personnes masquées dans mon audience, dont deux vampires. Intéressant.

samedi 06 janvier
Comme je le supposais, Vladimir est suffisamment proche de Cécilia Parker pour m'obtenir le lieu et la date de la prochaine soirée des Nuits Argentées. Dans deux nuits, donc, et avec mon ami tzimisce qui plus est, au 86 Lexington Avenue. Je ne peux pas dire que j'ai hâte. Ce n'est pas du tout mon genre de soirée. Enfin, j'ai donné ma parole à Victor.
En parlant de lui, je reçois un sms.
"Au Blue Key. Tu me rejoins ?"
...haha.
Je vais chasser à Central Park pour me changer les idées avant de me préparer pour voir Samsom Bendjema.
Je ne sais pas si on peut vraiment parler de prosélytisme. Mais l'émissaire expose la pensée de son clan avec tant que conviction qu'il est difficile de ne pas voir les points communs avec ma propre vision du monde.
Cela dit, je ne dois pas oublier que j'ai approché l'assamite pour une raison précise, et qu'il ne serait pas de bon ton de faire patienter le primogène Brujah plus longtemps. J'aborde donc le sujet, d'abord d'une façon détournée, puis franchement quand Bendjema me fait comprendre qu'il n'est pas dupe. Satisfait de ma preuve de loyauté et d'honnêteté, qui correspond à la Khabar, Bendjema me révèle que Bellic lui a permis de mettre la main sur un ouvrage occulte concernant le Rituel de la Rose Noire. Vu le sourire en coin de l'émissaire, je me doute qu'il y a autre chose sous cette affaire, mais j'ai ce qu'il me faut, aussi je me replonge dans la philosophie assamite avec d'autant plus de ferveur.

dimanche 07 janvier
Allons bon, Jerry Bickman a réussi à se faire blacklister de tous les élyseums de la ville. Je le connais comme un homme de goût et de tact, qu'a-t-il bien pu faire pour déplaire autant à Cécilia Parker ? Toujours est-il que cela me contrarie grandement. J'apprécie beaucoup la compagnie de Bickman, et si nous sommes tous les deux exclus des élyseums dans lesquels nous pouvons nous rencontrer... Bref. Je vais voir ce que je peux faire pour l'aider.
Je vais voir tour à tour Frank, April et Damian. Frank est égal à lui-même et accepte son verre de sang avec flegme. C'est une constante dans ma vie depuis presque trente ans maintenant, et après tout ce temps, je suis persuadée que nous nous sommes bien trouvés.
April aussi va bien. Elle est occupée par ce projet d'élyseum et a hâte qu'on le mette vraiment en place.
Damian, quant à lui... vraiment, je lui ai proposé d'être ma goule par devoir (l'homme avait quand même perdu ses bras à mon service) et par utilité, mais je n'ai aucune affinité avec lui, et son attirance pour ma personne me dérange fortement. Nous dérange tous les deux, en fait. Il faut que je lui trouve une occupation qui le distrairait suffisamment pour rendre la situation plus supportable.
J'apprends également que ma chouette, que j'appelais jusqu'ici Ella, se nomme en réalité Céléphène. L'infante de Baer m'a décidément fait un cadeau inestimable en m'offrant cette chouette, lors de mon étreinte. Céléphène est contente de sa situation, elle aime son travail et le fait bien. Elle aimerait peut être un peu plus de souris à croquer. Soit.
En parlant de chasse, je dois moi-même combler le manque laissé par les besoins de mes goules, ce que dont je m'acquitte avant d'aller au Beekman Tower Hotel. J'y croise Jessina au bar, et lui demande un rendez-vous avec son primogène, qu'elle peut organiser dans l'heure. Quelques instants plus tard, je me retrouve donc en face de Dominique Conrad. Je n'y vais pas par quatre chemins, et lui fournit l'information qu'il m'a demandée. Pendant quelques secondes terrifiantes, je fixe ses poings serrées et sa mâchoire contractée. Va-t-il céder à sa bête ? Non. Il la contient, me remercie sèchement et m'envoie faire acter mes dettes auprès de Jessina, ce que je m'empresse de faire. Pas la peine de rester plus de temps qu'il n'en faut en compagnie d'un Brujah de mauvaise humeur.
Jessina me rejoint tout de suite à la sortie, et tente de me soutirer des informations sur ce qui a fait autant tiquer Conrad. Je lui conseille de lui demander directement, ce qui lui arrache un rire un poil nerveux. Nous allons au bar pour discuter de sujets plus légers, et M. Paige a manifestement parlé de notre conversation de l'autre jour. Je confirme à Jessina que oui, ouvrir un nouvel élyseum n'est pas exclu, mais que ce ne sera pas pour tout de suite. Je peux cependant lui révéler le lieu potentiel de l'établissement, ce qui semble la satisfaire. Je passe encore un peu de temps avec elle, nous allons ensemble au Vanitas pour parler des dernières nouvelles de New York, puis je rentre.
Une lettre m'attend chez moi : Cédric Prescott me donne rendez-vous dans la coulée verte d'un parc demain à minuit. J'ai hâte d'y être.


Dernière édition par kinburi le Jeu 26 Jan - 18:24, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
kinburi

avatar

Messages : 121
Date d'inscription : 27/08/2016

MessageSujet: Re: Récit subjectif de nos aventures   Lun 16 Jan - 8:51

LES NUITS ARGENTÉES
suite

Lieu : New York
Coterie : Victor, Reiner Koenig, Vladimir

lundi 08 janvier
Le Vanitas est décidément un endroit agréable, qui m'épargne l'effort d'une chasse hasardeuse. Je commence à y prendre mes habitudes, et réserve un rendez-vous avec Mlle Parker (dans deux jours) avant de commander mon calice habituel. Je reste en Elyseum jusqu'à 23h, profitant de l'occasion pour saluer certaines personnes et renseigner d'autres sur les services que je propose.
Si je prends une heure d'avance sur mon rendez vous avec Prescott, c'est pour m'assurer de ne pas être suivie. Ca ne rate pas, un quart d'heure de marche plus tard, je repère un nosferatu, grande, à la teinte bleuté, qui me suit assidûment. Je m'occulte, le sème, puis le laisse me repérer une nouvelle fois, en lui faisant clairement comprendre, de loin, que sa filature est malvenue. Il semble comprendre la chose, sort un chapeau de sa poche, me salue et s'en va. Par acquis de conscience, je tourne encore une heure pour assurer le maximum de sécurité. Le baali prend un énorme risque en me rencontrant en pleine ville camariste, j'en suis consciente. Lui aussi a d'ailleurs pris ses précautions : il est accompagné, à distance, du nosferatu qui était présent lors de notre première rencontre. Marcus, si je me souviens bien.
Je ne m'attarderai pas sur l'entretien en lui-même. Disons que c'était une leçon d'humilité, et que dorénavant je traiterai directement avec Cécilia Parker, que je soupçonne fortement d'être l'infante de Prescott.
Everett m'avait prévenue que discuter avec un Baali était un exercice dangereux, qui peut secouer les convictions les plus fermement ancrées. Il faut que je garde ça en tête, sans pour autant ignorer les questions de Prescott. Pourquoi ai-je diablé Korbein ? Par principe ? Parce que j'adhère à la philosophie assamite ? Par désir de pouvoir personnel ? Peut être un peu de tout à la fois.
C'est la tête ailleurs que je retrouve Vlad à l'entrée de la soirée des Nuits Argentées, dans une grande villa des Hamptons. En plus des activités que j'avais pu repérer le mois dernier, une balade en bateau est disponible, la villa étant adjacente à un lac.
La moitié de la ville vampirique semble réunie à cette soirée, notamment avec presque tout le clan Ventrue. Je ne sais pas trop quoi en penser pour le moment. Et dieu que je ne suis pas d'humeur, ni même vaguement intéressée. La musique est terriblement décevante. Je me résous à tenter une balade en bateau. Au moins, l'expérience sera différente...
...
Et évidemment, c'est une partie de jambes en l'air. Pendant quelques instants, je considère sérieusement me jeter à l'eau et ne pas remonter.
Je retourne sur la terre ferme aussi rapidement que possible avec l'envie profonde de rentrer chez moi.
Mais j'ai promis. Et j'ai toujours cette carte que M. Hirst m'a donnée le mois dernier. Voyons s'il s'agit d'une invitation dans le carré VIP au moins. Je passe à l'étage supérieur sans difficulté, et c'est le chef des harpies qui m'accueille. Je garde la même ligne de discussion que la dernière fois, qu'il ait l'impression que je cherche à élargir mes horizons. Ca a l'air de marcher. Il me fait des avances que je ne repousse pas, et m'embrasse. Je sens immédiatement un lien de sang se mettre en place. Shit shit shit. A ce stade, je n'ai plus aucune raison de ne pas coucher avec lui, et nous nous engageons dans ce qui s'apparente plus à une performance artistique, pour la beauté du geste, qu'à un réel contact intime.
Je pars de cette entretien avec une autre carte, qui ne contient plus que quatre doigts d'une main argentée. Il faut à tout prix que je discute avec Victor. Je ne veux pas m'avancer plus dans cette histoire sans m'assurer du soutien entier de la coterie.

mardi 9 janvier
J'ai rendez-vous avec le Prince en début de nuit, et la leçon est douloureuse. Mais nécessaire, probablement. C'était idiot de ma part de ne pas avoir préparé cet entretien jusqu'au bout, et d'avoir hésité à la fin. Je m'en sors avec sept dettes majeures contre une dette de vie de M. Vassilievitch. L'addition est certes salée, mais comme je travaille déjà pour le Prince, ces dettes ne me posent pas de conflit d'allégeance, ce qui est peut être ce que je redoute le plus en tant que membre de la Famille. Il n'y a rien de pire que de s'endetter lourdement auprès de plusieurs parties opposées. C'est pour cela que les dettes de Reiner m'effraient beaucoup. Je demanderai peut être à Haskill de m'en fournir le détail, pour qu'il rembourse complètement sa propre dette.
Enfin, pour le moment, je dois voir Victor. Il voudrait que j'use de mon augure pour l'aider dans son enquête sur le dernier membre de son troupeau qui a, elle aussi, disparu. Je manipule avec attention les effets personnels que le brujah a ramené. J'ignore la brosse à cheveux, mais le téléphone peut m'apprendre des choses utiles. Victor a l'air déçu que je n'applique pas mon pouvoir à tout ce qu'il a apporté. Je ne prends pas la peine de lui expliquer à quel point l'utilisation de psychométrie peut être aléatoire, voire dangereuse en cas d'échec, et qu'il faut l'appliquer avec parcimonie. Au final, je ne peux que confirmer ce que Victor suspectait : son calice a été débauché par un tiers, comme le suggère le sentiment de culpabilité qui envahit ses effets personnels. Nous parlons alors du Comte Zaroff et de la menace qui pèse sur nous deux. Je révèle le début de lien de sang que j'ai contracté aux Nuits Argentées, et si Victor m'assure de son soutien inconditionnel, il faut encore en parler au reste de la coterie. Quelques messages plus tard, nous convenons d'une réunion en début de nuit prochaine.
Pour finir la nuit, je me rends aux abattoirs afin de proposer un marché avantageux à Feodor Vassilievitch. Je le soulage d'une dette de vie qu'il doit au Prince contre trois dettes majeures. Le Tzimisce est surprenamment difficile à convaincre. Son raisonnement se tient cela dit. Mieux vaut devoir plus à quelqu'un qu'on connaît, que risquer de diviser ses obligations entre des parties inconnues. J'insiste. Et quelques-unes de mes remarques semblent faire mouche. Je gagne beaucoup de crédit en lui apprenant que Witchwood me tuera s'il me voit, et nous avons manifestement des points communs par notre vision de l'apprentissage. Je repars avec les deux dettes de Cécilia, une promesse de service, et une porte ouverte. Ou tout du moins, entr'ouverte. Peut-être que je reviendrai voir M. Vassilievitch à titre plus privé.


Dernière édition par kinburi le Lun 16 Jan - 11:25, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
kinburi

avatar

Messages : 121
Date d'inscription : 27/08/2016

MessageSujet: Re: Récit subjectif de nos aventures   Lun 16 Jan - 11:24

LES NUITS ARGENTÉES
suite

Lieu : New York
Coterie : Victor, Reiner Koenig, Vladimir

mercredi 10 janvier
A peine levée et habillée, je me rends à l’université de Reiner. Le nécromant me reçoit, et Vladimir arrive peu après moi. Nous attendons Victor… ou plus précisément, j’attends Victor. Ma nervosité monte avec chaque minute qui passe. Vladimir et Reiner discutent pour patienter. Apparemment, le Giovanni a réglé toutes ses dettes, et selon lui, nous n’avons « plus à nous en faire. » Cela ne me rassure absolument pas, mais j’ai d’autres chats à fouetter. La conversation dérive sur les Nuits Argentées. Le compte-rendu de Vladimir se résume aux interactions de Jean-Christophe de la Tour, qui aurait contracté des dettes pour obtenir le contrôle complet du marché de l’art à New York. C’est mignon, et si nous avons le temps, je serai ravie d’aider mon compagnon de coterie à retrouver son domaine d’influence…
Victor n’est pas venu. Je révèle à Reiner et Vlad la position délicate dans laquelle je me suis mise pour lui, et leur demande conseil. Ni l’un ni l’autre ne semble prêt à réellement enquêter sur les Nuits Argentées sans avoir au moins parlé au Brujah plus en détail… Et il est hors de question que je prenne plus de risques seule. Si vraiment ce comte Zaroff est dangereux, nous avons une préfecture parfaitement compétente pour régler ce genre de problème.
Ayant pris congé de ma coterie, je passe au Vanitas pour me voir dire que Mlle Parker est indisponible. En compensation du rendez-vous manqué, l’établissement m’offre un calice. Soit, je parlerai à ma camarade de clan plus tard. Je prends mon calice, un verre de vin, et je salue quelques membres de la Famille.
...Non, décidément, la situation n’est pas tenable. Si je ne peux pas aller au Blue Key, il faut absolument que Jerry Bickman, lui, ne soit pas limité dans les établissements qu’il peut fréquenter. J’insiste auprès de la goule de Cécilia pour organiser un rendez-vous dans les prochains jours… je ne peux obtenir que cinq jours plus tard, mais c’est déjà ça.
N’ayant plus rien à faire au Vanitas, je rentre chez moi, tachant de ne pas penser à Victor et espérant qu’il donne signe de vie dans les heures qui viennent. Cela me rappelle d’ailleurs une affaire non-résolue qui me titille depuis quelques temps. Je prépare deux enveloppes identiques, avec deux notes à l’intérieur : « Je suis un diableriste. » J’effectue le rituel nécessaire et cachette les deux enveloppes à la cire. Je fais livrer l’une et l’autre, respectivement aux deux primogènes Brujah. Autant voir qui adhère vraiment aux idéaux camaristes et qui a ouvert des portes sensées rester fermées.
Je reçois un message de Vladimir. Il a des ennuis, il passe immédiatement chez moi. ...C’est peut être la première fois que j’entends le tzimisce aussi perturbé. Proche de la panique, même. Il arrive quelques minutes plus tard, et à peine est-il entré dans mon salon qu’il me sort une histoire abracadabrante de pierre-artefact qui l’a transporté dans un autre plan. Il a bien évidemment détruit la pierre en question. Je l’ausculte du mieux que je peux, mais ne trouve rien de particulier. Je tente de le rassurer sur son état – il semble inquiet de ne plus être « réel », ou tout du moins, sur le même plan que moi. Je lui conseille de consulter Reiner à ce sujet, il pourra peut être lui en dire plus que moi. Nous parlons un peu de Victor, et sa disparition se confirme. Vladimir me dit que d’après l’un de ses contacts, il aurait été vu en dernier dans la nuit précédente, avec un individu non-identifié dont il a obtenu la photo (un homme très grand, blond, maigre, à la peau cireuse, qui porte un jean délavé, un débardeur blanc et un long manteau). Il me transfère ladite image sur mon téléphone, puis s’en va, probablement pour obtenir l’avis de notre ami nécromant. Je le rappellerai tout à l’heure pour lui rappeler que nous devons chercher Victor activement à présent.
Je commence par aller au Carnegie Hall. Je n’ai aucun contact anarch à part Bickman, et le gangrel est hors-jeu pour le moment. Le seul vers qui je peux me tourner n’est autre que le gardien de l’élyseum du Prince, Adramelech. Et là est tout mon problème. Adramelech n’est pas idiot, et à bien des égards, plus camariste qu’anarch. Pour enquêter du côté des anarchs, il veut trois dettes mineures. C’est cher pour quelques coups de fil, mais comme il le fait si bien remarquer, si j’avais d’autres options fiables, je ne serai pas venu le voir. J’acquiesce, et vais envoyer Céléphène avec un message pour faire acter les dettes en question. Avec un peu de chance, le réseau anarch fera ses preuves.
Je rentre chez moi. L’enquête actuelle doit se mener sur le territoire anarch, et je n’ai aucune envie de rencontrer des griffes d’ancien sur le chemin. J’envoie Damian au refuge de Victor (tout du moins, celui dont j’ai l’adresse) pour voir s’il peut y trouver quelque chose d’utile.
Deux visions consécutives me parviennent : Conrad ne semble rien avoir à se reprocher, contrairement à Bellic.
Voilà qui entérine d’autant plus la disparité entre les deux primogènes. Cela dit, je serais bien hypocrite de porter un jugement sur Bellic sans connaître les circonstances qui l’ont amené à diabler. Et qui plus est, je n’ai absolument pas les moyens de me plonger dans la politique intraclan des Brujahs new-yorkais.
Damian revient une heure et demi plus tard, avec les résultats de son enquête : des traces de lutte chez Victor, ainsi que plusieurs indications d’un usage de drogue régulier. Je demande à Damian de remonter la piste de la drogue, on ne sait jamais. Il s’en va, et bien qu’il ne soit pas très expressif, je sens qu’il est content d’avoir une mission.
Pendant ce temps-là, Vlad et Reiner mènent leur enquête au Prolétariat, un établissement bas de gamme qui était le repaire habituel de Victor. Et là, le doute n’est plus permis : cela faisait des semaines, peut être des mois que Victor était surveillé, ciblé. Sa goule est introuvable, mais vu les traces de sang chez lui, elle est peut être à l’hôpital. J’appelle Desmond Gale pour en avoir le cœur net, et ça ne rate pas : il traitait bien une jeune femme, la goule de Victor, depuis quelques jours, mais elle vient de se faire assassiner, probablement pas un fantôme. L’infirmière l’a vue s’étrangler sans rien pouvoir faire, et elle présente des signes d’ecchymose au niveau du coup. Et merde. Si les Giovanni sont impliqués là-dedans, ça va être d’autant plus difficile de travailler avec Reiner. « Pas de politique », répète-t-il sans arrêt. J’espère que cette affaire va lui faire comprendre que dans notre monde, tout a des conséquences politiques, qu’il le veuille ou non.

jeudi 11 janvier
La piste de la drogue remonte à des dealers d’Est Village qui vendent de la morphine de qualité médicale. Je remercie Damian et lui demande de garder un œil sur la situation, au cas où Victor referait surface de ce côté-là.
Quant à Adramelech, il m’annonce une mauvaise nouvelle : les anarchs se sont désolidarisés de Victor et ont ordre de ne pas se mêler de ses affaires. Un ordre de Witchwood ? C’est très mauvais signe. D’après le jeune gangrel, il n’y a que Ragnarok, Keiran, et deux autres anarchs qui enquêtent sur la disparition de Victor. Adramelech ne peut pas me donner leur contact, mais peut transmettre le mien si je le souhaite. Je lui donne mon accord.
Vladimir m’appelle pour m’annoncer qu’il va rencontrer Witchwood à propos du mystérieux individu avec qui Victor a été vu pour la dernière fois. Je ne le dissuade pas, étant donné qu’il a beaucoup plus de chance que moi de ressortir vivant d’un tel entretien, mais lui conseille la prudence.
Quelques minutes plus tard, il me rappelle : il faut absolument détruire la photo en question et ne plus jamais en reparler si on ne veut pas se prendre la préfecture sur le dos !
Et là, j’avoue, j’ai péché par excès d’honnêteté. J’ai essayé de discuter avec Vladimir, arguant que c’était notre seule piste. Il l’a très, très mal pris. J’aurais juste dû acquiescer et faire des copies de ladite photo. Au lieu de ça, je demande à April de me tirer les copies, je les range en lieu sûr dans mon palais privé, et j’envoie mon téléphone portable entier par Céléphène. Que Vladimir le détruise lui-même, si ça peut le rassurer.

Je ne vois pas comment continuer l’enquête. Je me rends au Carnegie Hall, et j’y reste pendant trois nuits.


lundi 15 janvier
C’est enfin l’heure de mon rendez-vous avec Cécilia Parker. Elle ne s’attendait qu’à une formalité, mais je m’en tiens à mon plan d’origine : comme paiement pour le service que j’ai rendu à la Reine de la nuit, je voudrais qu’elle retire Bickman de la blacklist. Ma requête la surprend. Elle ne voit pas quel est mon intérêt dans l’histoire. Ma réponse semi-honnête (j’apprécie sincèrement Bickman, mais j’espère aussi que sa gratitude m’aidera à me réconcilier avec Witchwood, et j’ai besoin d’alliés fiables pour ouvrir mon elyseum) lui fait lever les sourcils, mais elle finit par accepter. Je la remercie, retourne à l’étage du bas pour passer un peu de temps avec un calice, puis je sors du Vanitas, et j’appelle Jerry Bickman.
« Allo.
- Bonsoir Monsieur Bickman. Les nuits new-yorkaises se languissent de vous.
- M’avez-vous appelé pour rejoindre la horde des vautours moqueurs ?
- Je vous appelle pour vous inviter à m’accompagner en élyseum ce soir.
- Je vous demande pardon ? »
Après ça, Bickman surpasse son incrédulité et de me donne rendez-vous au Carnegie Hall pour faire une entrée remarquée.
« Mademoiselle Yoruko. Comment avez-vous pu accomplir ce miracle ?, m’accueille-t-il d’un ton flegmatique.
- L’échange de services, c’est mon métier, Monsieur Bickman.
- Je ne suis pas homme à rester débiteur, mais je crains de me trouver dans une situation délicate qui requiert un peu plus de votre temps. Seriez-vous prête à me faire crédit ?
- Je ne vous ai pas rouvert les portes des élyseums pour vous laisser tomber maintenant. Que se passe-t-il ? »
L’anglais m’explique alors son problème : il s’est, très brièvement, associé à Victor en lui rendant service. En échange, Victor avait promis de stopper l’avancée de Philippe Bornéant sur le domaine d’influence de Bickman. Cependant, tout ce que Victor a réussi à faire, c’est s’endetter de façon monumentale pour que Bornéant arrête ses activités pendant deux mois. Bellic n’étant pas homme à renoncer à un profit, il s’est empressé de délégué l’OPA de son lieutenant à un tiers, c’est à dire Sergueï Idalino.
Donc, même de retour en elyseum, la situation de Bickman est fragile. Moi qui cherchait une mission pour Damian… l’envoyer sur les serviteurs d’Idalino pour contrer cette OPA me paraît tout indiqué. Je trinque avec mon nouvel allié gangrel en tachant de ne pas trop penser à Victor ou aux Nuits Argentées.


Dernière édition par kinburi le Jeu 26 Jan - 18:37, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
kinburi

avatar

Messages : 121
Date d'inscription : 27/08/2016

MessageSujet: Re: Récit subjectif de nos aventures   Lun 23 Jan - 15:35

LES NUITS ARGENTÉES
fin

Lieu : New York
Coterie : Reiner Koenig, Vladimir

mardi 16 janvier
Autant se mettre tout de suite sur le cas Idalino. J'emmène Damian, lui explique mes besoins, et l'accompagne pendant la première partie de la nuit pour effectuer quelques repérages sur les serviteurs et les réseaux de Sergueï pour court-circuiter son parasitage des affaires de Bickman. Au bout de quelques heures, Damian me dit qu'il en a assez pour continuer seul l'entreprise. Je lui fais confiance pour mettre à mal les services qu'Idalino propose aux clients qu'il a volé au gangrel. Je le remercie et le laisse en lui recommandant toutefois de ne tuer personne. Il acquiesce, et part se mettre au travail. Je rentre chez moi tout en songeant à ma nouvelle goule. Utile, certes, mais je ne peux pas oublier que c'est un tueur à gages et que pour l'instant, je ne décèle pas une once de conscience chez lui. Le rendre instable avec un lien de sang n'est peut être pas la meilleure des idées.
Je passe ensuite un peu de temps avec les deux membres restants de ma coterie, tour à tour. Les discussions commencent fatalement par Victor, mais dérivent ensuite sur des sujets plus légers. Avec Vladimir, je parle d'art et de mon projet d'Elyseum, tandis qu'il aborde le problème de sa galerie et l'animosité qu'il voue à De La Tour. Il y a peut être moyen de combiner nos deux intérêts.
En fin de nuit, Damian me fait un autre rapport : en fouinant dans les affaires de Victor, il a remonté trois adresses. L'une est en plein territoire anarch, l'autre se trouve dans l'upper east side, et la troisième est celle de l'immeuble où Reiner a rencontré son mage et où j'ai décelé une aura de loup-garou. A étudier.

mercredi 17 janvier
Ma visite de l'immeuble habité par le loup-garou ne donne rien. Je pénètre dans chacun des appartements en espérant trouver des indices quant aux dernières activités de Victor, mais je ne trouve rien d'intéressant. Je prends tout de même note du nom de l'ethnologue archéologue qui habite au troisième étage. Son profil correspond au peu que je sais de la race garou, et intéressera sûrement Reiner. La visite de son appartement, décoré de bibliothèques fournies et de statuettes africaines, était autrement plus agréable que celle de son voisin, qui vit dans une crasse immonde.
En sortant, avant d'aller chasser, je laisse un message sur le téléphone de Charles Finley, pour lui indiquer que, si l'envie lui prend, je suis toute disposée à prendre ma revanche au minigolf. La rumeur récente de l'augmentation de ses tarifs m'inquiète quelque peu.
Quelques heures plus tard, repue, j'appelle Vladimir pour lui proposer de se rendre à la dernière adresse pertinente liée à notre allié brujah, dans l'upper east side. Il accepte, et Franck nous conduit devant un bâtiment luxueux. Une lecture d'aura plus tard, Vladimir et moi échangeons un regard. Je lui propose de venir à la Juillard School pour commencer à réfléchir à la décoration. Il accepte volontiers. Pas cette nuit peut être, mais une autre fois. Franck repart.
Vingt vampires, c'est beaucoup trop pour nous. Ni Vladimir ni moi sommes prêts à prendre un tel risque.
Erika est de sortie ce soir. En plus du succès habituel, j'ai rendez-vous avec Daniel Volikar demain soir, dans le lieu de mon choix. Lui qui avait été très froid avec moi en Elyseum la dernière fois que nous nous sommes croisés... ce sera drôle d'interagir avec lui sous une autre identité.

jeudi 18 janvier
"Turbulences en progrès."
Je souris en lisant le sms de Damian. J'en aurais presque de la peine pour mon camarade de clan. Enfin, les affaires sont les affaires.
Je passe un peu de temps avec April, qui me voit bien moins souvent que Frank, avant de me préparer pour mon rendez-vous avec Daniel Volikar. J'ai loué pour l'occasion un loft de Manhattant, et je ne lui ai communiqué l'adresse que très tardivement. En cas de coup fourré, je me suis assurée de connaître les sorties facilement accessibles.
Je l'attends, masquée, debout devant le piano que je ne connais pas encore. Il entre à minuit, caché sous l'apparence humaine d'un homme âgé, maigre, habillé d'un costume sobre et d'une cravate d'un bleu profond. Il porte une chevalière à son initiale. Je ne dis rien, et il commence son discours. Il veut me convaincre de me produire sur une autre scène que celle des profanes. Il ne veut pas m'offrir une cage, ni même l'éternité, mais un écrin pour que je puisse y briller. Peut-être. Je ne prononce en tout et pour tout que quelques mots pour exprimer mon intérêt mêlé de doute, puis je m'assois devant le piano, et nous faisons connaissance. C'est étrange, de jouer en privé pour quelqu'un d'autre que Louis. Mais je n'ai pas besoin de mon augure pour sentir l'émotion de Daniel. Je termine mon récital pour voir un peu de rouge sang au coin de ses yeux. Il part.
Je me change chez moi, et rejoins Jerry au Vanitas. C'est à la fois une visite de courtoisie, et l'opportunité d'obtenir son point de vue sur mes relations avec son primogène. Bickman me fait alors un très beau compliment : selon lui, Witchwood est dans l'erreur. Il sous-entend ensuite qu'il compte me pardonner, en empêchant l'ouverture de mon élyseum comme punition. Soit. J'imagine qu'il faut parfois savoir choisir ses guerres.
Tant que je suis au Vanitas, j’en profite pour aller voir la propriétaire des lieux. Maintenant que Victor n’est plus dans le tableau, je ne veux pas m’approcher des Nuits Argentées… mais ce serait quand même dommage de ne pas signaler à la préfecture que j’ai un pied dans la porte. C’est donc ce que je fais, en présentant à Cécilia la carte de la main d’argent à quatre doigts. Ce qui se passe alors est étrange. Cécilia me regarde, et je sais, je sens qu’elle lit mon âme, comme j’arrive parfois à le faire moi-même sur d’autres personnes.
J’entends le nom de l’entité qu’il me tarde de rencontrer un jour : Shenlong.
Cécilia m’explique ensuite que le Comte Zaroff n’existe pas, et que ce n’est qu’une construction de l’Ennemi pour distraire les clans proches du pouvoir en ville. Qui est l’ennemi ? La réponse est simple. De qui n’entend-on pas parler ? Qui semble être complètement absent de l’échiquier ?
Tremere.

vendredi 19 janvier
J’ai rendez-vous avec le Prince en début de nuit, et alors que je suis en route, Reiner m’envoie un message de détresse. Il est à la demeure Giovanni, et il a besoin de Vladimir et de moi. Toute la maison Giovanni est morte, d’après lui. Seigneur. Je pose un lapin au Prince et dit à Franck de foncer vers la villa des nécromants.
La riche demeure se trouve au milieu d’un immense terrain ; Vladimir et moi arrivons en même temps, et nous nous retrouvons face à Reiner, ou plutôt, face à un vampire qui vient de diabler cinq autres membres de la Famille, dont au moins un Ancien. Autant dire que je ne me sens pas en confiance.
Reiner, d’un ton détaché, nous explique la situation : le clan Tremere, mené par Pison, a ourdi un complot pour renverser le pouvoir de New York. Il a profité de la rancune du clan Giovanni, qui tient le clan Ventrue pour responsable de la mort de Donna Carla, pour donner une mission à Eli Rothstein : l’enlèvement de Charlotte Delanoe, une mortelle liée à Deloraison. En parallèle, les Séthites distrayaient les clans Toréador et Ventrues avec le faux retour du Comte Zaroff, les anarchs fidèles à Witchwood avaient ordre de ne pas interférer dans l’affaire de Victor, et le patriarche Giovanni pensait pouvoir acheter Nikolaï Bellic. Le putsch est prévu dans trois nuits.
Quant à Reiner, il s’est retrouvé en très mauvaise posture après avoir refusé d’aller assassiner un membre de mon clan. Victime d’une diablerie de groupe, il a, par miracle, retourné le rituel contrer ses agresseurs. J’ai une brève pensée pour Sarah Rothstein, mais il y a plus urgent. Ce qui nous inquiète, bien évidemment, c’est la sécurité de Reiner. Pour l’assurer, il nous faudrait plus de preuves du complot, histoire de pouvoir acheter son pardon. J’ai l’intime conviction que Deloraison est un homme juste, mais cela ne l’empêche pas d’être dur, et la diablerie est un péché qu’il ne pardonne que difficilement, quelles que soient les circonstances. Nous fouillons la maison. Dix minutes plus tard, à peine, les sirènes de police retentissent, alors que nous tentons d’ouvrir une pièce secrète. Si nous arrivons à l’ouvrir à temps, nous pourrons nous cacher… trop tard. Il y a trop de mortels armés, nous ne résistons pas à l’arrestation.
La violence de ce qui se passe ensuite est indescriptible. Ma bête, rendue folle de peur, de soif et de rage d’être enfermée, me submerge plusieurs fois. Reiner refuse tout simplement de se laisser emmener plus longtemps, et massacre un grand nombre de policiers avant de succomber à leurs balles. Si Vladimir et moi résistons davantage, c’est la torpeur assurée, peut être même la mort finale. Autant limiter la casse. Je ramasse l’arme d’un homme déchiré par la force du nécromant, me tire une balle dans la tête, et fait la morte le temps qu’il faut pour me retrouver dans la morgue de Phinéas.


EPILOGUE
Tout est bien qui finit bien, ou presque. Le putsch est entièrement déjoué dans un effort collectif en grande partie mené par Léonard Witchwood. Lors d’un discours à Washington Square, il rassemble les anarchs autour du Prince, et surtout, fait comprendre à Bellic qu’il serait dans son intérêt de ne pas se vendre au plus offrant cette fois-ci. Si Pison réussit à s’enfuir, ce n’est pas le cas de la plupart des membres de sa chanterie qui seront soit exilés, soit mis à mort. Xénophon est nommé primogène, et la chanterie passe sous la tutelle de la préfecture, en la personne de Cécilia Parker. Petite cerise sur le gâteau, le Prince me glisse au détour d’une réception que mon implication dans cette affaire ne sera pas oubliée.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
kinburi

avatar

Messages : 121
Date d'inscription : 27/08/2016

MessageSujet: Re: Récit subjectif de nos aventures   Jeu 26 Jan - 15:47

HERMA MORA

Lieu : New York
Coterie : Victor
Mission : retrouver Reiner

jeudi 19 février 2007
Samsom Bendjema est charmant, cultivé et intelligent. Nous avons des valeurs communes, et suffisamment de réserve chacun pour que nos entretiens soient toujours agréables. La Voie du Sang et la philosophe assamite, jusque là, me parlent énormément, d’autant plus que les événements du mois dernier ont quelque peu remis en cause certains de mes principes moraux. J’avais l’habitude de me lever un peu avant le lever du soleil, et ces temps-ci… disons que sans être handicapants, mes réveils tardifs sont sources d’inquiétude. J’écoute donc l’Emissaire avec attention. Il est convainquant. Mais derrière ses convictions, je perçois quelque chose de plus contraignant encore : la loyauté, la servitude au clan Assamite. Tout d’un coup, le partage de sa Voie ressemble à du prosélytisme, et l’exposition de ses croyances, à de l’endoctrinement. Il me met face à un choix où faire machine arrière n’est pas possible.
C’est dommage, comme il le dit, de gâcher une si belle amitié. Mais la Voie du Sang ne semble pas faite pour moi. Je n'ai aucune envie de rentrer dans ce qui ressemble de près ou de loin à un culte.
En sortant de l'amabassade de Turquie, je reçois un message d'Arnaud Vaudert, qui me convoque immédiatement à la préfecture. La préfecture, qui se trouve en plein territoire anarch. J'ai beau lui rappeler ce petit détail, il ne veut rien savoir. Bon... cela a l'air suffisamment important pour que je prenne le risque de venir. Inutile de se mettre à dos la famille Vaudert en plus de Léonard Witchwood.
Arrivée à la préfecture sans encombre (dieu merci, la dissimulation me vient plus naturellement que la présence), je retrouve Vladimir à l'entrée. Il a été convoqué aussi subitement que moi, ce qui n'augure rien de bon et ne peut concerner que... Reiner. Evidemment. Toute la préfecture est présente, à l'exception de Souricière et de Cécilia Parker.
Vaudert nous ammène dans le bureau du préfet, où nous pouvons constater la disparition de celui-ci. Sur le sol, deux tas de vêtements, celui du préfet, et celui de notre ex-ami nécromant, qui venait de se réveiller de torpeur. Je ne sais trop que dire à part assurer le ventrue que, de mon côté, je n'ai aucune nouvelle de Reiner Koenig. Vladimir, lui, chante un autre air : il a pris conscience d'un lien de sang brisé en début de nuit. Selon lui, Vaudert père est mort. Et il l'annonce d'un ton désinvolte devant Vaudert fils.
J'ai à peine le temps de me mettre à l'abri pour échapper à la frénésie d'Arnaud Vaudert. Il se rue sur Vladimir et lui assène des coups qui m'auraient très certainement mise en torpeur. C'est aussi bref que violent. Retenu par Desmond Gale, Arnaud Vaudert reprend ses esprits... ou plutôt, uniquement sa cohérence. Il nous hurle de retrouver Reiner Koenig sous vingt-quatre heures, sans quoi nous serons chassés au sang de New York. Si nous évitons de lui faire remarquer qu'il n'a pas l'autorité nécessaire pour proférer de telles menaces, Vladimir ne peut s'empêcher de lui dire de lire les mots gravés au dessus de la porte du bureau de son père. Nous partons, inutile de discuter plus longtemps. Direction l'université du nécromant. Avec un peu de chance, nous trouverons quelques indices sur sa localisation actuelle.
Nous sommes "accueillis" par une jeune femme que Vladimir me présente comme Duchesza. Manifestement, ils se connaissent, et je la supposais goule de Reiner, mais on dirait que ce n'est pas le cas. Elle sait des choses. Et ne les dira qu'à Vladimir. Je suis congédiée. Congédiée ! Alors ça, c'est trop fort.
Je pars, furieuse. Pour couronner le tout, April m'appelle, au bord de la panique : tous mes actifs sont gelés. Moi ou mes goules n'avons plus accès à aucune ressources financières. Splendide. Merveilleux. Je dis à April de rester calme, je rentre bientôt.
Alors que je raccroche, Vladimir me rejoint et m'adresse un air compatissant mais pas du tout repentant. Cela n'est plus de son ressort, dit-il, les enjeux le dépassent complètement, et il ne peut aller contre Duchesza. Les enjeux de quoi, on se le demande. Devant mon air outré, il concède que sur son mot, Duchesza considère peut être m'inclure dans le secret. Par contre, elle doit faire quelque préparatifs pour éventuellement nous parler en toute liberté. Rien que ça. Nous sommes sensés patienter quelques heures... et Vladimir a une course à faire chez Féodor Vassilievitch. Je l'accompagne. Cela l'embête, mais je n'en ai rien à faire : je reste avec lui jusqu'à ce que cette affaire soit éclaircie et qu'on ne me traite plus comme une invitée malpolie qu'on voudrait mettre à la porte !
Nous arrivons donc ensemble aux abattoirs. Mr Vassilievitch nous attend, exprime sa surprise lorsqu'il me voit, mais ne me met pas à la porte. Il est au courant du meurtre de Simon Vaudert, et ne nous demande qu'une chose : le serment de tuer Reiner Koenig quand nous le retrouverons. N'ayant pas le choix, et espérant continuer à avoir de bonnes relations avec le Tzimisce, nous jurons tous les deux.
Quand nous revenons à l'université de Reiner, Duchesza nous attend avec un regard réprobateur. Mais son rituel est prêt. Elle nous mène dans la pièce qu'elle a préparé, et met un nom sur l'ennemi que nous allons devoir combattre : Herma Mora, l'ange primordial qui a créé toutes les formes de savoir.
Manifestement, je devrai digérer cette révélation, et toutes les remises en cause de mes croyances qu'elle implique, plus tard, en privé. Duchesza enchaîne. Herma Mora a pris possession de Reiner, et s'est physiquement manifesté à plusieurs reprises. Si personne ne l'arrête, il risque de continuer à dévorer le savoir, les personnes, et le monde. Nous avons plusieurs armes pour le contrer, mais il faudrait d'abord obtenir l'aide de spécialistes. Le clan Salubri. Les seuls que je connaisse se trouvent à Londres, et mes contacts là-bas sont limités. Mais ça peut se faire. Le clan Salubri est divisé en trois branches : les guerriers, les soigneurs, et les observateurs. Ce sont ces derniers qui nous intéressent. Ils sont chargés de surveiller et de combattre les démons. Nous connaissons déjà un expert en démonologie : Cédric Prescott. Duchesza a un autre nom à nous donner, mais comme il s'agit de l'homme qui lui a sauvé la vie, elle exige un serment de sang nous engageant à protéger cette personne. Nous signons. Xénophon, le nouveau régent de la chanterie Tremere de New York, est un baali.
Vladimir aussi est un baali, semblerait-il. Et moi également. Au moins, tout le monde est sur la même longueur d'ondes. Nous évitons chacun soigneusement de demander à l'autre qui est le démon avec qui il a pactisé, et nous séparons. Il sera toujours temps de s'inquiéter des agendas de nos démons plus tard.
Enfin, seulement si nous arrivons à arrêter Reiner.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
kinburi

avatar

Messages : 121
Date d'inscription : 27/08/2016

MessageSujet: Re: Récit subjectif de nos aventures   Sam 11 Fév - 20:10

HERMA MORA
suite

Lieu : New York
Coterie : Vladimir, Fawad Khan
Mission : retrouver Reiner et l'exterminer

samedi 20 février
Dans ce qui peut s'apparenter à une réunion de crise, Vaughan Everett nous assure de son soutien, à Vladimir et à moi, pour régler le problème Reiner Koenig. Il nous assigne également un nouveau compagnon, un expert du combat sensé nous protéger dans les nuits à venir : la Maharadjah Fawad Khan. L'homme est grand, beau, et habillé tel un guerrier sikh. A défaut d'être discret, il nous assure être présenté au Prince et capable de faire face aux situations dangereuses. Everett nous laisse pour que nous fassions plus ample connaissance.
Nous avons à peine le temps de nous présenter que je reçois une lettre, apportée par une chouette grise qui quitte la pièce aussi magiquement qu'elle y est entrée. L'enlevoppe est scellée à la cire, avec un sceau marqué d'un W.
L'ancien a écrit:
We need to talk,
L
Seigneur. Bien. Soit. Allons voir Léonard Witchwood, en espérant ne pas me faire décapiter d'un coup de griffe. On ne fait pas patienter un ancien, je n'ai pas le temps d'expliquer la situation à mes collègues, et je ne veux pas que la présence d'un vampire non annoncé en territoire anarch ne vienne mettre en l'air la première réelle opportunité de réconciliation avec l'ancien. Je regarde Vladimir, qui lève un sourcil interrogateur, puis notre nouveau garde du corps, qui affiche tout le sérieux du monde sur son visage, et je disparais. Je me glisse jusqu'à la porte alors que Fawad tente de me raisonner, réapparaît quelques secondes le temps de l'ouvrir, et redisparaît en m'enfuyant dans la nuit, direction le territoire anarch.
J'attends l'entrée du domaine de Witchwood en un temps record, hésite une demi-seconde avant de mettre le pied dedans, puis continue de courir en direction de The Hour. Volant de gratte-ciel en gratte-ciel, un vautour me suit. Je mets mes œillères métaphoriques et continue mon chemin.
Un main se pose sur mon épaule et je dois me retenir de hurler. C'est Khan, qui m'a suivi pour me protéger. Le vautour fond sur nous, et j'ai à peine le temps de me jeter sur le côté que le rapace se transforme en une énorme lionne qui pousse Khan et vient mettre ses pattes sur moi.
"Fuis", me gronde-t-elle, et je ne demande pas mon reste. Je couine "ilestavecmoi" avant de détaler en espérant que le maharadjah s'en sortira face au fléau. Si j'étais humaine, je serai probablement essoufflée en entrant dans le bar rock de l'Ancien. En l'état, je ne suis pas vraiment rassurée, et mon appréhension doit se voir relativement facilement, puisque James, qui s'était dirigé vers moi en me voyant entrer, me tapote l'épaule doucement puis me dirige vers le bureau de Léonard Witchwood.
Le gangrel a perdu la posture détendue que je lui connais. Il est debout, les épaules affaissées. Son ton est grave, triste. Il est en deuil. Il me regarde.
"A partir de maintenant, tu vas honorer Maricruz à chaque anniversaire de sa mort."
C'est une affirmation. J'acquiesce.
"Bien. L'heure est grave, et tu vas travailler pour moi."
Ce n'est pas tant une proposition qu'un fait établi. J'acquiesce tout aussi sincèrement. Léonard Witchwood installe alors un vieux gramophone - une antiquité parfaitement charmante. Accompagné d'Ella Fitzgerald, il se lance alors dans un exposé sur la nature des démons, sur le problème Herma Mora, et sur ce que je peux faire. L'idée de lui mentir quand il me demande si j'ai déjà diablé me traverse l'esprit, mais n'étant pas suicidaire, je lui dis la vérité. Il me conseille de faire preuve de l'hypocrisie qui est si chère à la Tour d'Ivoire, et je comprends qu'il faut que jamais, au grand jamais, le prince ne l'apprenne. Mais même avec ma diablerie, ma génération est ridiculement haute pour la tâche qui m'attends. Witchwood me promet, assez mystérieusement, qu'il va me mettre à niveau dans les prochaines nuits. En attendant, j'apprends que j'ai l'arme parfaite pour contrer les Créateurs : la musique. Je me mords la lèvre, puis révèle à Witchwood qu'il n'y a pas d'Erika, et que c'est moi qui joue. Parfait, s'exclame-t-il ! Notre entretien est prolongé d'une heure : il faut qu'il m'enseigne le rituel pour piéger un démon dans un duel de création qui m'avantage. Quand nous en avons fini, Witchwood me congédie, et me dit de lui envoyer mon garde du corps. Soit.
Je sors du quartier anarch en milieu de nuit, quelque peu retournée, mais au final, contente. J'ai des alliés puissants et un but qui vaut la peine de se battre.
April m'a laissé une dizaine de message sur mon téléphone, tous plus ou moins paniqués.
Il faut vraiment que je trouve qui bloque mes finances. Évidemment, cette attaque ne pouvait pas tomber au pire moment.
Heureusement, je peux compter sur Vladimir. Il me met en contact avec son expert en technologie, qui, par téléphone, me guide jusqu'à un cybercafé et installe un programme sur ma clé usb qui me permettra de brouille un système de sécurité informatique.
Pas le temps, hélas, de régler cette affaire tout de suite. Accompagnée de Fawad, je me rends à l'université de Reiner, où une crise semble s'être déroulée. L'université a été attaquée par un intrus, qui a réussi à s'enfuir. Nous trouvons des traces de sang, probablement celui de Duchesza, qui indique une fuite... mais la piste ne mène nulle part. Vladimir, qui nous a rejoint entre temps, reçoit alors un appel de Duchesza. Il décroche, fébrile, mais c'est Souricière qui est au bout du fil. Ca ne sent pas bon du tout. Nous nous hâtons vers la galerie de Vladimir.
L'odeur de sang nous assaille. Nous trouvons Souricière qui vraiment, n'a pas l'air stable, et dans un coin de la pièce principale, un corps brisé, ensanglanté, immobile. Duchesza. Je ne comprends pas bien pourquoi Vladimir s'est engagé dans une relation manifestement amoureuse avec une individue aussi possessive. Mais je n'ai aucune envie de me mêler de cette histoire, et je fais confiance à Vladimir pour résoudre ce genre de problème. Je quitte la pièce en convainquant Fawad de me suivre pour laisser au "couple" leur intimité, malgré la pose menaçante du garde du corps qui ne veut pas laisser Vladimir seul avec une potentielle menace.
Nous patientons donc quelques minutes devant la galerie. . Je peux entendre Fawad râler sans même émettre un son. Souricière sort, sans même prendre la peine de cacher sa laideur surnaturelle. Elle passe devant Fawad qui lui murmure une insulte méprisante. Souricière répond avec un regard noir, suivi d'un sourire malfaisant, avant de disparaître. Je souffle, questionnant la pertinence des actions de mon garde du corps, avant de me rendre compte que celui-ci est en train de lutter pour contenir sa bête. Oh mince.
Je fuis. Enfin, j'essaie de fuir. Je cours aussi vite que je le peux en espérant mettre de la distance entre moi et le vampire en furie. J'y arrive... pendant quelques secondes. Une ombre me couvre, je jette un oeil derrière moi, juste à temps pour voir la voiture qui va s’abattre sur ma personne. Je crie sans pouvoir me contrôler, et les deux tonnes de ferrailles m'écrasent sur la route.
...J'en ai fini pour la nuit, je vais attendre que ça passe.
Un temps indéterminé plus tard, la voiture est soulevée. J'ouvre les yeux pour fusiller du regard mon garde du corps, qui me regard d'un air à moitié désolé. Il m'aide à me relever, ou plutôt me porte, vu que mes deux jambes sont en charpie. Vladimir sort de chez lui pour voir le massacre - parce qu'en plus de la voiture volante, le Sikh a massacré deux passants, et nous avons deux témoins inconscients sur les bras. Vladimir veut que je l'aide à résoudre ce bazar, et je lui donne le numéro de Floyd. Je n'aime pas ce genre de pratique, mais j'espère que Barton me pardonnera, étant donné la dette facile qu'il pourra tirer de cet appel. Je demande à Fawad de me ramener chez moi, et à Frank, je lui demande de ramener plusieurs calices pour que je puisse me soigner.
J'ai faim. J'ai tellement faim qu'au moment de me nourrir sur le jeune homme que Frank a ramené, ma bête prend le dessus. Je le vide d'un coup. Et c'est tellement satisfaisant. Pendant quelques instants, je retrouve presque le plaisir de la diablerie, à moindre niveau bien sûr. Cela a quelque chose de libérateur et de profondément jouissif.
Je reprends mes esprits. Mon dieu qu'ai-je fait. Je me prostre, abasourdie par l'horreur de ce que je viens de faire, et encore plus par le fait que j'y ai pris, sur le moment, du plaisir.
Le réconfort vient d'une source inattendue. Fawad Khan, qui visiblement va passer la journée chez moi, remarque ma détresse, et me conforte. Étrangement, cela fait du bien de parler à quelqu'un qui peut comprendre. J'adore Louis, mais il n'a pas de bête en lui. Il n'a jamais goûté au sang comme j'y ai goûté. Et puis... je détesterais qu'il me voit dans cet état.
En parlant avec le Maharadjah, je retrouve un semblant de paix. Fawad me conseille de trouver un moyen de lui rendre hommage, et donc me ressaisir. Pleurer sur mon sort n'avancera à rien, il faut que je pense à l'autre. Il a raison. Je passe le reste de la nuit à me renseigner sur ma victime, afin de pouvoir lui chanter une eulogie digne de ce nom.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
kinburi

avatar

Messages : 121
Date d'inscription : 27/08/2016

MessageSujet: Re: Récit subjectif de nos aventures   Ven 3 Mar - 11:20

HERMA MORA
suite

Lieu : New York
Coterie : Vladimir, Fawad Khan
Mission : retrouver Reiner et l'exterminer

dimanche 21 février
Lazlö Ivanov est un membre du clan Ravnos qui travaille pour le justicar Brujah. Rien que ça, il y a de quoi se poser des questions. Alors que Fawad et moi nous dirigeons vers le lieu de rendez-vous - un petit restaurant indien, ma nervosité grandit. Nous sommes en pleine affaire démoniaque, et la dernière chose dont nous ayons besoin, c'est d'un archonte qui crie à l'infernalisme... Il pourrait nous tuer sur place et s'en sortir sans problème, s'il a des preuves de notre implication avec des démons.
L'entretien se passe... bizarrement. Je ne peux qu'assister, impuissante, à une conversation au ton si familier qu'elle en devenait impolie, entre Ivanov et Fawad. Les expressions employées et les propos tenus sont intranscriptibles, compte tenu des références multiples aux parties génitales qui parsèment le dialogue. Profitant d'un moment un peu plus creux de la conversation, je tente de faire passer un message discret à Fawad par télépathie. Le combattant me répond à haute voix le plus naturellement du monde. Je reste interloquée pendant le reste de l'entretien.
Nous sortons du restaurant en vie, et entiers. Un petit miracle, compte tenu du fait que l'archonte semble parfaitement au courant des agissements de Vladimir et de moi-même, de notre implication avec Reiner, et de nos pactes respectifs. Ca me rend nerveuse, et méfiante sur ses objectifs.
D'ailleurs, histoire d'y voir un peu plus clair, et parce que ce développement de l'affaire doit être signalé, je me rends à The Hour. Un bref échange avec James m'indique que Monsieur Witchwood est disponible. Je rentre dans son bureau, et au premier abord, je ne vois même pas le gangrel. Le sol, les meubles sont couverts d'objets en tout genres. Witchwood relève la tête de derrière son bureau, et m'intime de l'aider à chercher un artefact précis. Un vase illustré de deux gravures de dragons. Je m'exécute, tout en lui exposant l'arrivée de Lazlö Ivanov. Witchwood fronce les sourcils, et grommelle que ça complique les choses. Nous continuons à chercher, et je vais d'artefact précieux en oeuvres inestimables... je tombe sur une broche ouvragée du 9ème siècle qui me fait fortement penser à celle, mythique, que William Oldcastle aurait offert à une demoiselle qu'il était sensé épouser avant que cette dernière ne disparaisse. Je la repose avec précaution dans un coin de la pièce, avant de trouver un harmonica qui me dit quelque chose. Je n'ai jamais joué de cet instrument, mais je fréquente suffisamment M. Floyd pour savoir que le blues est un art qui ne saurait être dénigré. Witchwood remarque mon intérêt, et me propose, le plus naturellement du monde, si je veux le garder. Après tout, me dit-il, Ottis n'en a plus besoin. Quelque peu ébahie, je ne questionne pas ma bonne fortune et empoche l'harmonica d'Ottis Redding.
Au bout de quelques minutes studieuses, je tends le vase recherché à l'anarch, qui pousse une exclamation de satisfaction et le pose sur son bureau. Il me remercie, et me donne quelques conseils concernant mon petit problème d'archonte. Que je fasse attention à lui, dit-il. C'est une anguille, mais il semble avoir une faiblesse pour le genre féminin. Et ce n'est pas lui le plus gros problème, c'est celui qui est derrière lui. Le Justicar Brujah ? Non. Lui est trop impliqué au Moyen-Orient. Witchwood n'en dit pas plus sur le mystérieux supérieur qui se cache derrière le Ravnos et me congédie, l'air préoccupé.
Je sors du territoire anarch pour rejoindre le seul individu sur lequel je peux compter en ce moment. Aussi bizarre que cela puisse paraître, Vladimir est devenu un véritable allié. On ne traverse pas ce genre d'épreuve ensemble sans tisser des liens. Nous parlons tout en faisant le tour de sa gallerie provisoire. Et dès qu'on parle d'art à New York, on ne peut pas éviter un certain individu. Jean-Christophe De la Tour semble être l'un des sujets préférés de Vladimir ces derniers temps. La perte de son domaine au profit de mon camarade de clan il y a deux mois est toujours un sujet sensible. Mon opinion sur le sujet est teintée d'amusement distant. De la Tour ne m'intéresse que pour nos quelques rares échanges d'antiquités, et pour son influence sur la Juillard School. Enfin, je me prends au jeu, et complote avec mon ami Tzimisces pour secouer l'hégémonie du toréador sur les galleries de New York. Petit à petit, en parlant d'artistes en vue et du potentiel sous-estimé d'autres jeunes aspirants, la conversation dérive. Devient plus personnelle. Un contrat entre un artiste et son mécène est-il si différent d'un pacte avec un démon ? Le principe reste le même. Entre deux remarques pseudo-philosophiques pour justifier nos choix de vie discutables, Vladimir me révèle un effet secondaire de son nouvel état : il a perdu l'usage de la Vissicitude. Je commisère avec lui : sa situation à New York, son statut au sein même de son clan... tout vient de se compliquer encore davantage pour lui. Nous partageons un moment complice. Et il me propose un lien de sang. Sans réciprocité sous-entendue. Je refuse, après un moment de stupéfaction muette. Vladimir a l'air déçu, mais n'insiste pas. Tout ce que je peux promettre, pour le rassurer de mon soutien, c'est de jouer pour lui.
Notre appartée est interrompue par l'arrivée de Fawad, qui prend ses devoirs très à coeur. Il me raccompagne chez moi, et je retrouve Louis et Erika avec soulagement.

lundi 22 février
Nous avons rendez-vous à 22h avec Cécilia Parker pour qu'elle nous escorte jusqu'à la chanterie Tremere, où Xénophon doit nous recevoir. Pour une raison qui m'échappe, Fawad est retenu à la préfecture. Pas le temps de batailler avec les autorités. C'est avec trépidation que nous pénétrons dans le repaire de l'Ennemi. Enfin, ce qu'il en reste après la purge et la fuite de Pison. Le nouveau primogène Tremere est habillé d'un costumenoir profond et d'une chemise blanche. L'entretien est déroutant. Vladimir et moi, compte tenu de l'importance de la situation, tentons de faire preuve d'une sincérité inhabituelle quant à nos motivations. Nos intentions sont nobles. Lui comme moi voulons honnêtement arrêter Reiner et le démon qui le possède, et nous sommes prêts à tout pour ça.
Xénophon refuse.
Il refuse.
Nous partons, sous le choc. Que vient-il de se passer ? Xénophon a-t-il vu quelque chose dans ma nature qui me disqualifierait d'office pour la tâche qui s'annonce ? Un peu perdue, je demande à Cécilia ce qu'elle voit quand elle sonde mon âme. Elle me répond que je suis "un espoir inattendu". Je me tais pour le reste du trajet, à ruminer tout ça. Devrais-je écouter l'expert en démonologie, renoncer à ma quête, alors qu'elle vient à peine de commencer ?
Non, hors de question. Je ne me retirerai pas. J'irai jusqu'au bout de cette affaire, quelles que soient les conséquences.
Nous sommes contactés par l'archonte, qui nous rejoint à la préfecture pour faire sortir Fawad. Sur place, nous croisons Sergueï Idalino. Il cherche à me voir depuis quelques nuits, mais je n'ai tout simplement pas le temps. Idalino m'alpague et demande à me parler. Je lui réponds que je ne suis pas disponible ce soir, mais que nous pouvons nous voir demain soir au Vanitas. Il me lance un regard outré, et m'informe qu'il est des choses pour lesquelles on ne peut pas attendre. Je me retiens tout juste de lever les yeux au ciel. Lazlö fait jouer son influence d'archonte pour libérer mon garde du corps, et nous partons tous vers Hell's Kitchen, où M. Ivanov a un entrepôt aménagé en loft. Nous commençons à débriefer sur la situation... quand la chouette de M. Witchwood apparaît et dépose un message dans mes mains.
"It's time."
Je regarde mes compagnons... et je disparais.
Je crois que je n'ai jamais couru aussi vite. J'arrive, sans talons, à The Hour, où toute la salle qui d'habitude est remplie de clients, a été débarassée de tout mobilier, sauf pour une table, au milieu de la pièce. Autour de la table sont assis quatre individus. Léonard Witchwood, le Prince, un homme que je ne reconnais pas, et une femme d'origine arabe. Le Prince a la moitié du visage brûlée, tandis qu'il manque un bras à l'Ancien gangrel. Witchwood se lève et m'amène dans son bureau, où dix fioles sont exposées. Witchwood pose sa main sur mon épaule, et je sens que, littéralement, il me prête sa force, sa résistance. Je prends la première fiole, lance un regard au gangrel qui acquiesce. Ce n'est pas le moment de reculer. Je bois, et j'aurais hurlé si la douleur n'avait pas été aussi paralysante. Je perds conscience, je crois, mais Witchwood est là pour me soutenir, et me tendre la fiole suivante.
Plusieurs minutes... ou plusieurs heures plus tard, me voilà à marcher dans les rues de New York d'un pas mécanique. Un pas après l'autre, Yoruko.
Enfin, je peux m'effondrer dans mon lit. Juste avant de sombrer dans l'inconscience, je me rends compte d'une chose : la puissance de mon Sang surpasse probablement celle de ma Sire.
Excellent.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Récit subjectif de nos aventures   

Revenir en haut Aller en bas
 
Récit subjectif de nos aventures
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» LES AVENTURES DE JACK BURTON...(N2TOYS) 2002
» [BD] Les aventures palpitantes de Skalf le Gnoblar (blabla)
» [ Roman maritime ] Les aventures de Jack Aubrey, Patrick O'Brian
» [D&D4] Les aventures du Meujeu Yannosh
» Les aventures de kem'tan !

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Relic Hunters :: La coterie de PJs :: Chroniques-
Sauter vers: